leçons et pragmatisme

Il est temps de faire le bilan des 12 mois de création d’entreprise. Je vous avoue sincèrement que cette année a été pour moi la plus éprouvante de toute mon existence du haut de mes 33 ans. Je pensais avec beaucoup trop d’enthousiasme détenir les compétences, les contacts, la passion et la motivation pour réussir ce projet dans les meilleurs délais. La réalité du terrain à laquelle j’ai été confronté m’a fait clairement ravaler ma fierté et me poser des questions sur tous ça. Ai je vraiment l’étoffe d’un entrepreneur, ai-je le courage et la persévérance requise? Ce fût un véritable combat psychologique pour ma santé mentale et physique avec vraiment de gros moments de doutes affectant de manière significative ma vie sociale et mon caractère.

1ere leçon : tu ne peux compter que sur toi même

Tout au long du projet on rencontre des intervenants, les agences immobilières, les banques, les organismes de garantie etc… On se dit qu’on va suivre les procédures, prendre des rendez vous, élaborer de gros dossiers, remplir des formulaires, passer des coups de fil et attendre les retombés de tout ce travail. Et 90% du temps, on attends 1 semaine, 2 semaines, en stressant, en se disant qu’on ne va pas être trop insistant et qu’on a fait ce qu’il fallait. Et puis rien. Le téléphone ne sonne pas. Dès que l’on est confronté à une autre entreprise, il ne faut pas attendre qu’elle fasse avancer le dossier pour vous, c’est à vous d’être pro actif, quitte à mettre de coté ce que vous pensez être des bonnes manières de pratiquer le business. Non il faut harceler les gens. Ce n’est pas dans mon caractère, mais leçon apprise.

2eme leçon : les idées c’est bien l’expérience c’est mieux

Vous aussi vous avez une super idée qui ne peux foirer, vous avez tourné le projet dans tous les sens, fait des études de marché qui affirment que votre clientèle n’attend plus que vous ? Si vous n’avez pas un passé de serial entrepreneur brillant, ce que vous direz à votre conseiller à la banque serra aussi utile que de jouer au loto. Il vous accueillera tout sourire, mais du coté des analystes qui détiennent le véritable pouvoir de décision, toutes les alarmes retentirons. Un banquier c’est celui qui vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le retire dès qu’il pleut.

conclusion : changement de projet !

Et donc la conclusion de toute cette année d’effort pour le projet de bar restaurant avec des dim sum Yumcha?
Et bien je suis contraint de le ranger dans un placard en attendant de pouvoir le financer. Mais je ne vais pas retourner dans l’informatique pour autant. Alors quoi? Et bien je pars en fond propre sur un projet tout à fait différent mais tout aussi passionnant. Un nouveau produit, un nouveau concept, un nouvelle clientèle, et un nouveau nom : #nam.

Une sandwicherie demande beaucoup moins de fond qu’un bar resto c’est sur, mais si vous m’avez suivi jusque là vous savez que j’apporterai toute l’attention necessaire à l’authenticité de l’expérience que je souhaite vous proposer : un voyage express dans les rues de Saigon, Vietnam. Le produit? le Banh Mi et le café je vous en reparle prochainement ;)

4 Commentaires

  • 14 février 2013 - 5 h 53 min | Permalien

    Courage !
    En tout cas de tout support pour ton aventure. Chapeau pour tout ce que tu as deja fait.

  • Pascaline
    14 février 2013 - 19 h 20 min | Permalien

    Très intéressant cet article et ça donne envie de goûter tout ça :) Bon courage

  • 4 mars 2013 - 19 h 10 min | Permalien

    Je viens de voir ton article … J’admire ton courage pour avoir su surmonter les épreuves et attendre pour Yumcha et surtout savoir rebondir avec #Nam

  • Pingback: #nam blog » Amateur contre artisans

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