étude de marché avec Yelp

Tous les guides de création d’entreprises donnent l’emphase sur l’étude de marché, et mettent en garde l’imprudent qui négligerait cette étape. C’est justement une recherche que je trouve personnellement très intéressante et beaucoup plus facile qu’il n’y parait. Le net donne accès à une mine incroyable d’informations, il suffit de savoir où chercher.

Mes informations, je les trouve pour ma part sur Yelp. C’est un listing exhaustif de restaurants classés par thèmes, et surtout des critiques et remarques des clients. Car comme évoqué dans mon dernier billet, c’est bien l’avis des clients qui prime.

J’ai pris 3 tops : chinois, japonais, asiatique. Voici la liste des restaurants retenus et le nombre d’avis postés pour chacun.

  • Saigon Gourmet, 3 avis
  • Restaurant Indochine, 5 avis
  • Au Pays d’Asie, 1 avis
  • La Chine, 1 avis
  • Apsara, 1 avis
  • Au Mao, 1 avis
  • L’Ourson Qui Boit, 15 avis
  • Fubuki, 8 avis
  • Yomogi, 12 avis
  • Chez Terra, 6 avis
  • Mendo, 12 avis
  • Kiozen, 6 avis
  • Woko, 5 avis
  • Indo Café, 7 avis
  • Le Jade, 1 avis
  • Taste and See, 2 avis

Le nombre d’avis des internautes a pour moi une signification : c’est l’intérêt et le nombre de clients qui sont passés dans ces restaurants. Et ce que je constate tout de suite, c’est que les restaurant chinois sont en disgrâce face aux japonais et asiatique fusion, plus tendances. En 2004, une émission d’Envoyé Spécial a causé beaucoup de tort à la restauration chinoise, et le secteur est plus ou moins en crise depuis : nombre de restaurants traditionnels se sont transformés en buffet à volonté. Comment la clientèle perçoit-elle ce genre d’établissement? « petit prix », « servis copieusement », « bon marché » : peu flatteur, on n’y va pas pour bien manger, mais pour « manger et en quantité pour pas trop cher ».

Pas étonnant sur ce constat de voir quantité de Chinois et Vietnamiens ouvrir un énième restaurant de sushis qui eux ont la grâce du public et une connotation moins cheap. Mais pour moi, impossible de renier mes origines, et de céder à la facilité, mon établissement sera chinois, voire extrémiste : cantonais ! Il faut juste ne pas reproduire les schémas existant et adopter ceux de ce qui marche. Plus sur cette étude à venir.

10 Commentaires

  • 7 février 2012 - 14 h 22 min | Permalien

    Article très intéressant ! Pour ma part, je crois n’avoir jamais mangé chinois … pas parce que ça ne m’inspire pas, mais parce que je ne connais tout simplement pas. Après, si le concept est bien rôdé, qu’on mange de « l’authentique » (voir revisité), je ne demande qu’à découvrir cette culture !

  • philippe
    7 février 2012 - 15 h 35 min | Permalien

    Authentique semble être la solution a apporter au problème, même s’il faut que je fasse un sacré tri parmi les plats, je doute que le palais occidental soit réceptif à la texture des pattes de poulet par exemple, alors que c’est un des plats les plus demandé dans les yumcha à canton.

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  • 8 février 2012 - 18 h 25 min | Permalien

    Ha oui, les pattes de poulet, je suis pas sûre d’adhérer ! Mais comme dirait mes parents « faut goûter avant de dire j’aime pas  » ;)

  • villeurbanna
    9 février 2012 - 0 h 33 min | Permalien

    Ah, je suis preneuse d’un vrai resto chinois ! Je ne suis jamais allée en Chine. MAIS j’en ai soupé des restos « chinois-thaî-viet » à la déco baroque-kitsch façon 80′s. Et puis, j’ai découvert la cuisine chinoise au Japon et j’avoue avoir été super surprise ! Ce que je croyais connaître n’avait rien à voir ! Les nems, le riz cantonais, les fondues etc. Même la déco et l’ambiance.

    Assez du chinois pour les français, place au « vrai » ! Même si je ne suis pas sûre de vouloir goûter les pattes de poulet ;)

  • 9 février 2012 - 15 h 23 min | Permalien

    Bon sang, mais j’arrive après la bataille, comment j’ai fait pour rater ce billet ??!

    Sinon je suis d’accord avec toi, il y a une méconnaissance du chinois à mon avis qui crée une confusion et une angoisse du consommateur qui n’ose pas/plus tester. Le chinois était le premier asiatique bien implanté niveau cuisine et je pense qu’il y a un côté « has been » qui en résulte : dans les années 90s on mangeait chinois, dans les années 2000 thaï et japonais ! Il y a donc fort à faire niveau image et je suis ravie pour ma part en tant que consommatrice que des entrepreneurs comme toi portent cette identité chinoise et viennent nous « éduquer » un peu plus ! Go, go, go Yumcha !

  • philippe
    9 février 2012 - 16 h 41 min | Permalien

    Merci ! Ces retours me sont vraiment utiles pour affiner la cuisine que je vais proposer. Je pensais au début mixer un peu les cultures pour que chacun puisse trouver un plat à son goût. Mais je me rends compte que la cuisine cantonaise peut largement ravir tout les palais de part sa diversité et comme tu le dis en travaillant bien l’image, je peux créer un lieu vraiment unique avec une identité forte. Il faut trouver le juste milieu entre la froideur aseptisée d’une franchise et le resto familial à la deco kitch.

    • 9 février 2012 - 16 h 44 min | Permalien

      Je pense que c’est bien d’avoir une identité et d’y être fidèle, et d’axer toute la communication autour, avec pédagogie s’il le faut. Je crois assez peu à l’entre-deux en matière culinaire, ou alors très assumé comme la vague du franco-japonais par exemple.

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  • 12 février 2012 - 11 h 49 min | Permalien

    Pour ma part, je serais heureuse de découvrir des plats typiques. Même s’ils seront difficiles à « vendre », je pense que c’est un bon gage de qualité. C’est ce que j’attends d’un restaurant, de faire « découvrir » des choses. Je ne vais pas au restaurant pour manger comme à la maison!

    Je ne dis pas qu’il faut les mêmes plats qu’en Chine, cela serait trop difficile pour notre palais, mais en découvrir quelques uns serait génial (autre que les habituelles cartes que l’on trouve à Lyon).

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