Couleur de peau : miel

Le Comoedia est vraiment le cinéma que j’affectionne le plus. Sa programmation, loin des blockbusters nous fait découvrir un autre cinéma. C’est le seul cinéma à Lyon qui diffuse un film d’animation que je voulais voir, Couleur de peau : miel. Tiré d’un roman graphique autobiographique, le film retrace la jeunesse d’un adopté coréen en Belgique : Jung. C’est un film très émouvant, et on a le sentiment que l’auteur l’a fait d’abord pour lui et ses proches. Pour que tout le monde comprenne ce qu’il a ressenti.

Je m’intéresse à la culture coréenne depuis 5 ans, avec un voyage au pays du matin calme en 2008. En asie, la Corée est le premier distributeur « d’entertainment ». Que ce soit en Chine, au Vietnam, aux Philippines, la vague coréenne, ou  Hallyu, a relégué la culture japonaise au second plan. Electronique (Samsung, LG), Série TV (kdrama), K-pop (SNSD), mode vestimentaire et bien sur joueurs de Starcraft 2, ils sont désormais incontournables. Une sorte de belle revanche pour ce pays qui a tellement souffert durant et pendant de nombreuses années après la guerre.

Mais c’est principalement culinairement que je suis fan. Je ne pourrais plus me passer de kimchi, du choux fermenté piquant. C’est simple, j’en ai presque toujours au frigo. Les plats les plus connus sont le bulgogi à base de boeuf, le BiBimBap, légumes mélangés avec du riz, et mon préféré mais introuvable à Lyon : le SamGyeopSal, barbecue coréen avec de la poitrine de porc. Il y a bien des barbecue coréen, mais ceux ci se limitent au boeuf, de peur que la poitrine de porc soit trop gras pour les palais français. On grille une tranche de poitrine, Samgyeopsal veux dire 3 bandes de gras, on la roule dans une feuille de salade avec du kimchi et d’autres petits condiments (banchan), et on trempe le tout dans de l’huile de sésame, avant de déguster le tout. C’est facile à faire, aussi j’en prépare régulièrement pour mes amis : c’est convivial et ça change des raclettes et fondues. En revanche il est conseillé d’aérer bien grand, comme pour la raclette et fondue.

photo emprunté au blog Seoul Child

Si vous ne connaissez pas cette cuisine, je vous recommande un petit traiteur : le Sucrés & Salés, 39 rue Chevreul dans le 7e. Il ne paye vraiment pas de mine, mais les plats proposés ici sont un délice. La Ajuma (terme générique pour désigner les femmes d’un certain age qui tiennent ce genre d’échoppe en Corée) est une perle, et j’ai toujours l’impression d’être traité comme un client privilégié quand j’y vais. Elle me rajoute souvent une petite portion de plat, qu’elle a préparé pour sa famille, afin que je goute. C’est ce genre de petite attention qui me font revenir, ainsi que ses bons petits plats bien sur !

2 Commentaires

  • 19 juin 2012 - 13 h 26 min | Permalien

    Merci de cette petite introduction à la cuisine coréenne. ça donne faim !

  • philippe
    19 juin 2012 - 13 h 38 min | Permalien

    C’est vraiment une cuisine & culture qui mérite d’être plus connu.
    Merci à toi de continuer à lire ce blog

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