Archives de la catégorie: marketing

emploi entrepreneur marketing

2 ans et demi

Non ce n’est pas un anniversaire aujourd’hui pour le #nam, juste un petit update parce que ça fait longtemps que je n’ai pas bloggué. Deux ans et demi que le #nam à ouvert ses portes et nous venons d’enregistrer notre meilleur mois depuis l’ouverture. Septembre 2015 est en progression de 20% par rapport à Septembre 2014, c’est énorme. Deux ans et demi à chercher la croissance sans relâche portent leurs fruits.

pousse-evolution (Copier)

On dit souvent qu’une boite pérenne doit franchir le cap des 3 ans. Nous y sommes bientôt. Un petit bilan de ce que j’ai appris ces derniers temps.

- ne pas recruter trop top et savoir déléguer.

Ne venant pas de la restauration, il m’aura fallut 3 ans pour bien cibler les besoins de mains d’oeuvre du restaurant. J’ai recruté jusqu’à 4 mi temps en même temps. C’était trop et la trésorerie du #nam en a souffert sur une période de 6 mois. Un employé coûte cher. Cette année nous avons tenu le #nam à 2 seulement. Et je n’ai ajouté une 3e personne à nouveau que lorsque ça faisait très mal (hire when it hurts). Ce mois ci vous nous avez courir dans tous les sens, et ça fait du bien d’avoir 2 autres bras pour nous aider.

- savoir optimiser sa plage horaire et savoir dire non.

En 2014, nous ouvrions en continue de 10h à 20h. C’étais en grande partie pour corriger mon erreur de recrutement évoquée plus haut. Mais les ventes n’ont jamais décollées le soir. Nous faisions à peine une dizaine de tickets de 14 à 20h. Même si les clients de cette plage horaires étaient très fidèles et trouvaient une utilité à ce que nous soyons les seuls ouvert dans le quartier l’après midi pour manger un bout, il a fallut que je prenne la décision douloureuse de dire stop. Et miraculeusement en ouvrant 2 fois moins de temps et en se consacrant au service de midi, notre chiffre d’affaire n’en a pas souffert, il a au contraire continué d’augmenter.

- chercher de nouveaux clients.

Nous avons fidélisé une clientèle de quartier qui peut revenir plusieurs fois par semaine. Il fallait élargir notre zone de chalandise. Je n’ai eu recours qu’à la communication digitale jusqu’alors, qui pour moi était un investissement en temps mais pas en argent. A la rentrée 2015, j’ai lancé une offre promotionnelle à destination des étudiants, nombreux sur le quartier de la Guillotière. Et nous avons également ouvert le service de livraison via le site www.takeeateasy.fr. D’où les 20% de croissance. Vous pouvez d’ailleurs bénéficier d’une réduction de 10€ sur votre première commande en ligne avec le code : 7ZV7

Je me rends compte au final, que piloter une entreprise ne peux se faire la tête dans le guidon, à effectuer toujours les mêmes tâches. Il faut sans cesse trouver des leviers de croissance. C’est épuisant mais passionnant.

 

à la carte entrepreneur marketing tendances

« uberisation » des systèmes de réservation et commandes en ligne

Je réagis à un très intéressant article « technologique » : « Comment éviter de se faire Uberiser« . Même si vous êtes dans le secteur de la restauration, vous avez certainement déjà entendu parlé du service Uber qui à bouleversé le secteur des taxis et VTC. En quelques années et grâce à l’utilisation des nouvelles technologies, cette société est tout simplement devenu un intermédiaire incontournable.

Dans le secteur de la restauration, la prise de commandes et réservations en ligne se développent, et toutes les sociétés du secteur se rêvent en Uber de la restauration. L’hôtellerie à déjà subi le phénomène  de plein fouet sans y prendre garde. Des sites comme hotel.com ou expédia sont devenus les sites de référence pour réserver une chambre, grignotant les budgets communication et marges de nombreux hôtels.

Alloresto, La fourchette, Chronoresto autant de plates formes mettant en concurrence directe les restaurateurs en leur faisant miroiter une augmentation de leur chiffre d’affaire. Mais quid de leur marge? La rupture numérique bouleverse tout les secteurs, et ceux qui ne maîtrisent pas ce nouveau moyen de communication risque d’être les analphabètes de demain.

Attention, il ne s’agit aucunement d’un billet réac, vous incitant à ne pas utiliser tout ces nouveaux services et vous replier sur vous même. Au contraire. Mais vous devez faire plus que signer un contrat avec eux. Vous devez vous impliquer personnellement et conserver votre identité et votre indépendance dans ce tsunami numérique, au risque de n’être qu’une option de plus sur leur site. Vos clients deviendront les leurs.

accueil

 

 

J’ai pour ma part fait confiance à Make Me VIP pour développer notre application Iphone et Android, avec la mise en ligne prochainement de notre propre système de prise de commande. Leur solution est également disponible en marque blanche ce qui permet de mettre en avant la marque #nam. C’est ce qu’il y a de plus important : conserver et développer sa marque. Si vous devez signer avec alloresto ou autre, faîte en sorte d’avoir votre propre solution indépendante, sinon vous travaillerez pour eux au final.

 

aides cuisine design emploi entrepreneur marketing

courrier des lecteurs

Bonjours Philippe,

Tiens toi prêt, j’ai tout un poème à te citer :)
Bon, pour commencer, je me présente, je m’appel Kenny (oui oui comme dans south park lol), chef de salle en restauration asiatique et jeune laotien de 22ans originaire de tours dans le 37 ( région centre )
La raison qui me pousse à t’envoyer un mail aujourd’hui est simple: Il s’avère que tu es mon modèle (avec Bulma dans le 10ème, que tu as déjà pu croiser).
Alors, pourquoi me diras tu ? Et bien tout simplement, pour résumer en quelques mots: Le burger, les pizza, les pattes, le kebab etc, leurs points communs ? ils sont tous démocratisé et sont aujourd’hui bien encrés dans notre société. Et le Sandwich Viet dans tout ça ? Hein ? lui qui existe depuis bien plus longtemps que certain d’entre eux !
Donc Voici l’anecdote: ma famille, amis et moi même pour aller manger un bon banh mi, le plus proche était pour nous de faire 2h bonne grosse heure de route pour monter a Belleville ou dans le 13ème. Alors la question avec un ami d’enfance que l’on s’est posé, et bien « pourquoi cet merveille représentant nos racines culinaires, équilibré, ne sort elle pas de sa frontière Parisienne ?! »
Quelques années plus tard, voila Bulma, qui revisite et modernise le banh mi, puis toi Philippe avec ton logo #Nam attrayant et moderne, qui fais connaitre ce sandwich délicieux dans un cadre cosy aux habitants de lyon et plus (via ton site et blog). Et force est de constater que les Français AIMENT le Banh mi, il est cité dans certain site comme le sandwich le plus équilibré et traditionnel, tout confondu ! Sur les sites féminins, les femmes en raffolent !
J’ai donc aujourd’hui, commencer un business plan, et j’ai bien l’intention d’instruire le Banh Mi aux Tourangeaux, en respectant les recettes de nos très chers maman. Mais en plus de cela, instaurer le Gua bao que tu connais aussi (c’est moi qui t’ai demander où est ce que je pouvais en trouver sur Instagram, j’en ai d’ailleurs toujours pas trouver en commercialisation sous cette forme et surgelé, ça m’embête vraiment).
Pour ce faire, j’ai bien suivi ton périple étape par étape cependant, quelques  fois, tu as omis d’en raconter certaine, en sautant plusieurs semaines voir plusieurs mois parfois. J’ai donc quelques petites questions si tu as du temps à me consacré sur t’es 72h déjà utilisées, L O L ^^ !
_ Pour commencer, Tu n’as pas raconter si tu as trouvé finalement une banque qui à bien voulu t’accompagner dans ce projet, si oui, sans indiscrétion, de combien était ton apport ? pour quel somme global tout compris ? As tu sollicité des aides autre que « ACCRE » ?
_ As-tu contacter un architecte et à quel prix ou fais seul tout tes plans sur le logiciel de google ?
_ As tu trouver des fournisseurs intéressants lors de ta venu sur Paris ? Matériels ? Nourriture ? si oui lesquels et pour quel domaine exactement ?
_ Pour le pain tu travail avec un fournisseur qui te le livre congelé ? un boulanger avec livraison tout les matins ?
_ Je suis nouveaux dans ce domaine donc je me permet de te demander, si tu veux bien, la liste du matériel tout confondu dont tu te sert, cuisine comme salle. (comme ce beau comptoir de bar composé de ta caisse et saladette)
_ Et enfin, proposes tu des banh mi chauds ? genre xiu mai, si oui, par quel solution ? cuit à la demande ? dans un meuble chaud ? passage dans un four express style Subway ?
j’ai pleins d’autre questions, mais ce sont là, je  pense, les plus importantes à mon sens et dans ma situation.
Désolé de t’embêté mais je pense réellement que la voie à empruntée doit être basé sur le même chemin que celui de ta réussite, qui d’ailleurs, ma révélé ce goût pour l’entrepreneuriat aujourd’hui et de foncer dans cette aventure !
Au plaisir, CDT                                                                                                                                  Kenny, sans doute ton plus grand fan !
Salut Kenny

Alors la réponse au courrier des lecteurs est une première. J’ai eu depuis la publication des derniers billets plusieurs rdv et mails d’entrepreneurs comme toi. Je me disais que ma réponse publiée sur le blog en profiterai à qui voudra.
Premièrement il ne faut pas avoir peur de révéler ses idées et ambitions publiquement. Je recommande à quiconque veut tenter l’expérience de l’entrepreunariat, de créer son blog et d’utiliser celui ci comme un véritable outil de travail. La communication, la création de sa communauté, la veille sont autant de postes que tu devras occuper tout au long de ton expérience. Commence maintenant. En terme de coût, internet te permet tout cela pour presque rien. Tu serras surpris de la rentabilité que peut t’apporter une présence numérique.
J’estime que 30% de mes clients sont utilisateurs de Yelp, Twitter, Facebook, Instagram, le blog ou Pinterest. Coût de communication en euro : 0. Tu n’auras jamais un tel rendement avec un autre support. Investis toi autant dans ta présence numérique que dans ton projet. C’est ton identité que tu dessines. Si tu peux te passer de ces 30% c’est que tu es sur un emplacement numero un en centre ville. En as tu les moyens?

Si je révèle certaines informations sur mon blog, j’en attends de même des personnes me demandant conseils. Qu’elles s’investissent sur Internet, qu’elles aillent à la rencontre de la communauté Yelp de leur région, qu’elle ouvrent un blog, un compte twitter, une page Facebook. Ca prouvera qu’elles sont motivées et qu’elles veulent vraiment concrétiser leur idée. Trop souvent un projet nait et s’arrête à la simple collecte de renseignements et de conseils. Celà ne suffit pas. Un entrepreneur est une personne qui agit avant tout, pas qui se contente de collecter des données.

Pour tes questions :

- Non les banques ne m’ont rien prêté pour mon projet initial qui était le Yumsha Food Bar. J’ai donc été pragmatique et suis parti en fonds propres pour réaliser le #nam sandwich très rapidement. L’ACCRE j’ai décidé de ne pas le redemander. J’avais déjà créé une boite informatique avec l’ACCRE et mes rapports avec l’URSSAF et La RAM, le RSI de l’époque m’ont suffit. J’ai créé le #nam sans ces « aides ». Avec ces organismes, tu payes d’abord, ils comptent après.

- pour le design du #nam, je reçois beaucoup de compliments. Merci. Pourtant tout à été fait avec les moyens du bord, souvent suédois et avec l’objectif principal de ne pas couter un bras. Avec le Yumcha bar j’avais payé une architecte. Mais encore une fois as tu le budget pour ça? J’ai pris les mesures du local et modélisé le tout sur Google Sketchup

Screen Shot 2014-10-27 at 23.06.03
Le résultat est plutôt similaire aux plans. Coût de l’architecte : 0. On dit souvent que la création ne se fait que sous la contrainte. A croire que plus tu as de contraintes et plus tu te démènes pour aboutir à tes plans.

- Je ne me suis finalement pas fourni à Paris. Il vaux mieux privilégier des magasins et fournisseurs proches de chez toi pour faire des réassort aisément. Que ce soit pour les matières premières ou le matériel, j’ai fait marcher le commerce local. En cas de problème de froid, tu serras content d’une intervention dans la journée. Ne lésine pas sur le prix du matériel, ça peut paraitre cher chez un spécialiste CHR par rapport aux sites Internet, mais tu ne peux pas te permettre de défaillance prolongée de ton matériel. La banque froide c’est un frigo entouré de caisson de cuisine Ikea et un bardage en lambris que j’ai réalisé avec mon beau frère. Cout de la banque hors saladette : 300€. J’ai même acheté les tiroirs arrière des caisson Ikea 2 ou 3 mois après tellement je ne voulais pas entamé la trésorerie à l’ouverture (Dans un meuble Ikea c’est les tiroirs qui coûtent cher). Un artisan frigoriste pourra te réaliser quelque chose d’encore mieux mais pour environ 3 à 5000€.

- Pour le pain, après des essais en boulangerie, ce n’était pas possible de travailler comme ça. Il y a plusieurs fournée de pain dans une boulangerie pour qu’à n’importe quelle heure il soit frais et bon. Si tu prends le même pain le matin, il n’aura plus du tout la même texture et goût dans l’après midi. Il faut cuire son pain sur place pour qu’il reste bon. Très important : le pain représente 60% de la qualité de ton banh mi. S’il est mauvais tout ton banh mi est mauvais.

- Pour la carte chaude, j’ai essayé plusieurs recettes, et toutes sont très bonnes, surtout le siu mai avec des boulettes de porc et châtaignes d’eau. La problématique est logistique. Ne te disperse pas trop. A vouloir faire des banh mi froids, chauds, des Guo Bao, tu va multiplier les équipements, les procédures, les ingrédients. Je peux t’assurer qu’en plein rush avec une queue de 20 personnes, tu te maudira d’avoir autant de propositions. Je suis d’avis de commencer avec une proposition unique et de bien la maitriser. Tu aura tout le temps de réajuster ta carte selon le retour réel des clients. Anticiper leur demande est plus risqué que juste y répondre. De plus une communication centrée sur un produit est bien plus percutante que si tu annonces que tu fais ci, ça mais aussi ça.

Ca ne m’embête pas du tout de répondre aux questions des gens qui veulent ouvrir une boutique de banh mi. Je le fais pour inciter du monde à franchir le cap. Saches toutefois que je souhaite développer d’autres boutiques #nam en franchise. C’est à dire fournir un véritable travail d’accompagnement, plus poussé que de simples conseils, à qui montera une boutique de banh mi avec l’enseigne #nam sandwich, à Lyon ou dans d’autres villes. Créer et posséder une enseigne de restauration rapide à son image est une immense source de joie et fierté, mais ce n’est pas le chemin le plus facile sans accompagnement. Je reste ouvert à toutes discussions.

Asie entrepreneur Lyon marketing

Bilan de mon premier trimestre

Une entreprise ça fonctionne plus ou moins par trimestre, avec le versement de la TVA collectée et des charges sociales dues. Vous avez intérêt à mettre de côté pendant les 3 mois car les prélèvements d’un coup de ces 2 montants diminue sacrement la trésorerie d’un coup. Je viens de boucler mon premier trimestre et je peux enfin annoncer que je dégage un bénéfice \o/ Je vais pouvoir commencer à me verser un salaire. Entre 1000 et 1500€ net, c’est moins qu’une carrière en informatique mais il faut dire que je n’ai même plus le temps de dépenser et que je prends tous mes repas à la boutique.

Le chiffre d’affaire est en progression constante et il faut dire que je surveille les indicateurs comme la fréquentation, le ticket moyen et la répartition des ventes quotidiennement. A ce sujet même si la rentrée m’a apporté plus de clients, le ticket moyen a baissé significativement. C’était prévisible, les étudiants repartent bien souvent avec juste un sandwich poulet à 3€50. Mais je suis heureux de pouvoir apporter une certaine diversité alimentaire adaptée aux budgets des étudiants du quartier. Mention spéciale aux étudiants en médecine du CHA qui sont vraiment devenus des réguliers midis et soirs, ils ont remplacé les riders BMX de cet été.

Mais je n’allais pas laisser ces chiffres comme cela sans rien faire. Avoir des indicateurs ça sert à redresser la barre quand quelque chose ne va pas, il n’y a pas d’auto pilote dans une société. L’élargissement de la gamme hors banh mi à permis de contrebalancer cette baisse de ticket moyen tout en apportant de la nouveauté à la carte pour les habitués. Hors de question de laisser mes convives se lasser de notre cuisine. L’élargissement s’est également déroulé au niveau boissons et desserts avec plus de choix. Tous ces éléments combinés font que financièrement tout va bien. Je peux même continuer mon investissement matériel avec encore plus de stockage à venir.

Ce qui me permet de faire le point sur l’approvisionnement et le stockage. C’est la partie qu’il faut que je travaille le plus pour que tout soit réglé comme du papier à musique. C’est encore pour l’instant trop « pour le lendemain » et la charge de travail est immense. Etre « lean » et « just in time » en restauration quand on prépare tout soit même c’est une organisation, et être à la vente et en cuisine pour tout contrôler n’est pas évident. Il faut que je trouve mes indicateurs de production et stockage comme pour ma partie financière.

Finance, production, le prochain point est sur la communication dont je me charge également. Je maintiens forte ma présence digitale avec ce blog, la page facebook et mon compte twitter, mais il faut que je trouve de nouveaux relais pour élargir ma cible. J’ai atteint les non réfractaires à la technologie qui font des checkins Yelp et instagramment ce qu’ils mangent, me reste à atteindre les autres personnes du quartier maintenant. Je crois que le passage au print va être nécessaire même si j’y suis réfractaire. Le retour sur investissement de ce type de campagne est difficilement jugeable, et jeter des prospectus à tout va dans les boites aux lettres et devant les facs c’est pas trop ma philosophie mais bon, je vais cogiter pour limiter le nombre de prospectus qui finiront à la poubelle sans être lu.

J’enchaine sur la vie de quartier, qui comme vous le savez peut être me tient particulièrement à cœur. J’ai accepté de passer à une étape supérieure dans mon implication. Mon père a créé il y a plus de 30 ans l’association des chinois d’outre mer du Rhône Alpes (ACOM). Le bureau a depuis été renouvelé de nombreuses fois, et j’ai accepté à la demande du président actuel, Mr Lau, de devenir le secrétaire de l’association, le trésorier pour ce nouveau mandat serra David du supermarché Asie. C’est un fait significatif, un passage de flambeau en quelque sorte, le bureau a toujours été tenu par des chinois issus de la 1ere génération d’immigrés. Aujourd’hui la deuxième génération prend le relais, et j’espère bien faire bouger les choses de façon moderne ;) Le premier gros dossier est la construction d’une porte asiatique à l’entrée du quartier.

C’est drôle, aujourd’hui, quand je suis en cuisine, le chop chop à la main, en train de préparer le porc laqué et maintenant au bureau de l’association j’ai l’impression d’être mon père, ce que je n’aurais jamais pensé vouloir, mais c’est tout naturellement que c’est arrivé.

cleaver12

à la carte aides cuisine entrepreneur Lyon marketing

Atelier Banh mi bio chez Satoriz

Aujourd’hui, Satoriz Mont d’Or m’a invité à tenir un atelier de Banh mi chez eux dans leur grande boutique de produits biologiques à Champagne au Mont d’or. C’était pour moi l’occasion de concrétiser plusieurs choses. Déjà rencontrer Yannick et toute sa sympathique équipe qui oeuvrent pour une consommation éthique et saine. Ensuite tester leurs produits biologiques puisque c’était l’une des pistes de sourcing que je m’étais fixée. Et enfin recueillir le retour de consommateurs sensibilisés au bio. L’expérience, tout comme le stand du 6e continent fût très instructive. Rien ne vaut le terrain pour expérimenter le métier en attendant la finition des travaux de mon local.

atelier-satoriz

merci à Aude de Epices et compagnie pour la photo

A ce sujet, les artisans ont tous fini leurs interventions et je me retrouve seul pour finaliser les dernières touches. Enfin pas tout à fait seul car je peux compter sur l’aide réelle de ma famille. Vraiment des fois je me sens dépassé par ce que j’ai entrepris : tenir une boutique de sandwich est une chose, retaper en entier un local en très mauvais état en est une autre. Heureusement donc que ma famille m’épaule et m’encourage. Amis entreprenneurs en solo, être entouré c’est vraiment décisif pour garder la motivation, ne le sous estimez pas. Merci papa, maman, soeurette et Arnaud. J’espère que le prochain billet sera pour vous annoncer l’inauguration…

cuisine entrepreneur Lyon marketing

En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai remet ton kawai

601686_344201365702237_1727295616_n

 

Petit billet à chaud de retour d’expérience de la tenue d’un stand de nourriture pendant le festival du 6e continent qui a eu lieu ce week end. Gaelle de l’Association des Chinois d’Outre Mer a été contactée par le 6e continent pour élargir la gamme de restauration du monde qu’ils proposaient déjà les années précédentes aux festivaliers. Comme expliqué dans ce billet, je souhaite m’investir dans la vie du quartier de la Guillotière et soutenir les associations oeuvrant pour la diversité culturelle. C’est donc avec grand plaisir que j’ai accepté la sollicitation de Gaelle et du 6e continent de tenir un stand de Banh Mi au nom de l’ACOM. Bien qu’en phase de bouclage financier de l’entreprise et finalisation du chantier du local, je me suis dit que c’était l’occasion de nouer et de renforcer des liens avec ces 2 associations oeuvrant pour la culture, l’échange et la découverte de l’autre.

Les 2 soirées ont été totalement différentes. Vendredi en raison de la pluie, très peu de festivaliers ont fait le déplacement jusqu’à Gerland, et nous n’avons pu vendre qu’une quinzaine de sandwichs. Bien loin du stock affecté ce soir là. Le lendemain, nous avons bénéficié d’une éclaircie salvatrice qui nous a permis d’écouler le stock affecté au samedi. Si je décide de tenir un stand au nom de #nam un jour, l’imprévu logistique des intempéries pourrait très vite plomber les finances avec des denrées périssables en perte sèche. Sur ce coup, l’ACOM devrait tout juste retomber sur ses pattes, et étant bénévole pour elle, je n’aurais engagé moi même que du temps et de l’énergie. Mais en cette période charnière de mon projet ce sont 2 ressources presque plus importantes que l’argent comme le fait remarquer Qyrool dans son billet. Heureusement donc que c’était un coup d’essai pour moi.

Mais je refuse de voir le bilan au négatif (Bisounours… tout ça). Pour moi ça a été un excellent coup de chauffe pour ma propre activité . Surtout si comme je le souhaite, je développe la partie évènementielle. Aussi bien du point de vue logistique en amont des achats, que de la décoration du stand, la préparation des sandwichs et l’accueil du public, j’ai déjà noté plusieurs pistes d’améliorations.

1 – . Le Banh Mi sera extrêmement dépendant du temps. Il y avait 6 stands de nourritures du monde. Les autres stands proposant tous des plats chauds. Avec la pluie ces plats ont gagné plus aisément la faveur du public. Ensuite c’est à contrebalancer avec l’équipement nécessaire. Alors que je n’avais quasiment aucun équipement les autres associations ont dû amener de l’électro-ménager au branchement délicat sous la pluie. D’autre part alors que notre stand ne nécessitait que 2 personnes, les autres mobilisaient pas loin de 6 personnes. Il va falloir trouver le bon compromis entre diversifier le carte et la simplicité du concept souhaité initialement.

2 -. La gestion de stock. Ne rien vendre un jour et tout écouler le lendemain, alors que les 2 jours ont nécessité le même temps de préparation et d’achat de matières, j’ai l’exemple parfait des aléas du métier. De ce point de vue il va réellement falloir faire très attention, pour ne pas gâcher de la nourriture et être au plus juste.

3- . Le nombre de personnel. Hier, samedi, nous avons donc servi 200 festivaliers. C’est peu je pense par rapport aux autres stands. Pourtant nous avons travaillé en continu plus de 8 heures d’affilé, nous n’aurions tout simplement pas pu servir plus de personnes à 2. A voir si augmenter le nombre de personnes derrière le stand peut en effet augmenter les ventes. Même si la préparation d’un sandwich prend actuellement moins de 30 secondes, au moins pour les festivals préparer quelques bases à l’avance ne pourrait pas faire de mal. Bien que je tenais à préparer chaque sandwich sous les yeux du clients. Là je me retrouve avec une équation à 2 inconnues, à savoir, X type de nourriture proposée, Y nombre de personnel. Quel facteur a été le plus déterminant…

4-. L’aménagement du point de vente. Par rapport aux autres stands, notre offre unique fût un peu chiche. De plus n’agissant pas au nom de #nam je n’ai pu mettre en place tout le merchandising que j’ai préparé pour la boutique, ce n’était pas une opération commerciale de #nam. Les gens furent donc un peu perplexe sur ce que nous proposions. L’affichage sur site et la pédagogie pour de la nourriture ethnique est donc primordiale.

5-. La gestion du stress. C’était une première expérience, nous l’avons fait dans un cadre associatif à la bonne franquette, mais le stress généré en amont lors de la préparation du festival fût lui bien réel. Il faut que je m’organise mieux pour que tout roule comme sur des roulettes et que je ne cours pas à droite à gauche la prochaine fois.

En conclusion, même si au bilan nous avons dépensé plus d’énergie et de ressources que les résultats obtenus, je repars avec l’expérience et la promesse d’améliorer les choses ou de savoir juger si ma présence sur un type d’événement selon les prévisions météo sera rentable.

design entrepreneur marketing

C’est toujours les cordonniers …

…Vous connaissez la suite. Bien qu’ayant été développeur web pendant très longtemps, je ne m’étais pas attaqué au chantier du site internet avant aujourd’hui. Pourquoi? Par expérience. Pour avoir été sollicité à faire le site web des projets des amis. Je sais que rien ne vaut d’investir du temps dans la création du site web d’un projet, si le projet en lui même ne décolle pas. Pour moi un site internet c’est presque la dernière chose à penser dans la construction d’un projet. Alors que pour beaucoup, il leur viendrait à l’idée de commencer par ça.

Travailler votre projet, ouvrez un blog à la mise en place facile, et ensuite tout à la fin, pour présenter votre projet au public, travailler votre site internet. Vous verrez vous économiserez beaucoup de sueurs à ces pauvres développeurs web qui par dessus tout détestent faire un site qui n’a pas d’utilité réelle, ou de réel public. Travailler le contenu avant le contenant en somme.

Donc maintenant pour venir lire le blog directement il faudra entrer l’url http://namsandwich.fr/blog puisque le nom de domaine redirige vers le site principal.

à la carte ambiance Asie cuisine design entrepreneur Lyon marketing

traiteur événementiel streetfood

Au tout début de mon projet #nam je voulais à tout prix apporter la streetfood asiatique en France comme elle est présente là bas, c’est à dire … dans la rue. L’une des images les plus marquante de mes tribulations en asie restera ceci :

700_rice-paper-scissors-11

Ces petits tabourets en plastique sont présents à chaque coin de rue. Je voulais en faire mon mobilier de base pour ma boutique. Et puis je  suis revenu sur des plus classiques mange-debout, par manque de place en intérieur. En revanche il est fort probable que l’année prochaine j’installe une terasse avec ces tabourets devant la boutique sur le trottoir.

Comme je vous l’ai dis, #nam participera au festival du 6e continent à Gerland le 30 mai 2013, et là aussi j’aimerais bien retranscrire l’ambiance de la street food vietnamienne avec ces symboliques tabourets, si j’arrive à les trouver dans le commerce d’ici là. Donc avant même l’ouverture de la boutique en juin, #nam aura déjà participé à 2 événements, le premier étant un stand en pleine rue (et en plein froid) lors du nouvel an chinois organisé par l’ACOM. Et là, j’ai fait tilt après avoir lu l’article de Geek and Food (merci Quentin) et m’être souvenu de l’initiative de ces 2 américaines à San Francisco avec leur pop up restaurant. Pourquoi l’activité de traiteur streetfood ne ferait pas intégralement partie du concept #nam. J’ai toujours voulu apporter plus que juste des sandwichs. Une expérience, une ambiance, sont aussi important qu’un produit. J’avais déjà écris qu’importer des concepts étrangers était une bonne solution pour innover en France. Donc l’idée du pop up restaurant  vietnamien n’est pas de moi, mais je la repique sans vergogne, n’oubliez pas mon précédent univers c’etait l’open source.

Quand je parle de traiteur, n’imaginez pas les petits fours et service guindé d’un Pignol, ce n’est pas le même public que je recherche. Non vraiment plus dans une ambiance de vacances décontractées au Vietnam. On va appeller ça du pop up street food. Si vous créer des evenements dans la rue et qu’il vous faut des petits encas pensez à #nam ;) Je rappliquerais avec mes Banh mi et mes petits tabourets rouges. D’ailleur je pense développer une gamme de Banh mi taille réduite, les Mini mi. Aux Etats Unis on appelle ça des sliders, des sandwichs version réduite pour être plus rapidement engloutis et pouvoir passer au suivant avec une autre recette plus vite :) A lyon vous avez Gourmix qui à basé son concept uniquement sur ces sliders, allez tester j’adore. Donc #nam c’est bientôt une boutique de sandwichs à Guillotiere mais pas que, si vous ne venez pas chez #nam, #nam viendra à vous ! Et pourquoi pas une formule picnic sur les berges du Rhône avec Banh mi et tabourets rouges…

ambiance design marketing

design d’un logo 2 – le retour

Après avoir fait quelques expériences tout seul dans mon coin de logo, j’ai confié ce travail à un vrai graphiste. Après plusieurs planches de proposition, nous avons ensemble affiné notre choix. Je vous présente les dernières planches où vous pourrez admirer le travail evolutif de cet artiste.

emploi entrepreneur marketing

Mad men

Récemment @AnneLaure2B et @Stun_ m’ont parlé de la série américaine Mad Men de AMC que je ne connaissais pas. Elle retrace les aventures d’un groupe de publicitaires dans le cadre historique fidèlement reconstitué des Etats Unis pendant les années 60. Par exemple le dernier détail qui m’a tué et m’a fait farfouiller Wikipedia c’est le système d’ouverture des canettes aluminium qui a évolué pendant cette décennie.

Autre point important pour moi, c’est qu’ils passent leur temps à boire des cocktails. Martini, Gibson, Old fashioned, Grasshopper, Mint Julep, Gimlet autant de références qui ancrent définitivement la série dans une ambiance retro des plus délicieuse. Je vais ouvertement m’en inspirer pour construire ma carte de cocktails. Je n’ai pas la prétention d’être un barman expérimenté comme ceux de l’Antiquaire, mais l’ajout de cocktails est définitivement la touche qu’il me faut pour moi aussi vous transporter dans les années 60.

La galerie de personnage est également surprenante et me parle particulièrement, tant chacun à un rôle spécifique au sein de l’agence. Je me retrouve un peu dans chacun d’eux, tant la diversité des activités que j’exerce actuellement est large. Et c’est vraiment pour celà que j’ai fait le choix il y a 3 mois de changer de profession.

Don Draper, le créatif.
Elaborer un concept percutant demande beaucoup d’empathie et de sensibilité. J’ai eu ma première réunion de travail avec mon graphiste en charge de l’identité visuelle et l’architecte d’intérieur vendredi dernier au Gonzo. Le Hong Kong des années 60, c’est tellement peu connu et spécifique que cette réunion de debrousaillage était nécessaire. J’ai décidé de faire appel à des professionnels malgré un budget serré car je ne peux faire d’erreurs qui me couteraient encore plus cher, notamment lors de la maîtrise d’ouvrage.

Ce sont ces créatifs  que j’ai sélectionné qui vont réellement apporter le détail qui tue et je leur fait dorénavant entièrement confiance.

Pete Campbell, l’account manager.
C’est la personne en charge du rapport à la clientèle. Celui qui décroche de nouveaux contrats et entretien une relation proche et à l’écoute des moindres désirs des comptes de son portefeuille.

En tant qu’ancien développeur informatique, geek à tendance nerd, les échanges sociaux n’étaient pas vraiment mon fort. Maintenant j’apprend à expliquer, convaincre et séduire auprès de mes investisseurs et prochainement aux banquiers. Pitcher mon projet, recevoir des retours et échanger de façon plus globale sur les attentes des clients. J’aime particulièrement cette partie du travail. Quand vous passerez prendre un verre au Yumcha, n’hésitez pas à me faire vos propres retours, je serais toujours à l’écoute.

Lane Pryce, le financier.
La personne qui compte chaque centime dépensé. Loin de la fantaisie créative et du social de l’account management, le coté financier est vraiment la partie submergé de l’iceberg. Ce qui fait vraiment tourner la boite, loin des feux des projecteurs. C’est en ayant une gestion anticipative et saine, que j’arriverais à mes objectifs. Je suis pour l’instant rassuré sur les premiers chiffres que j’avaient imaginé il y a 3 mois. Les sommes de financement initiales sont respectées et chaque professionnel contacté me valide la faisabilité. Une fois bouclé, je ne vois aucune objection à publier ici même mes plans de financement et prévisionnels pour vous donner un aperçu de ce que ça coute de monter un restaurant à thème en 2012 à Lyon.

Au fait j’ai enfin fini les négociations pour un local. Je vous en dirais plus une fois le compromis signé. Là, je me met en chasse d’un notaire qui ne demandera pas de commission exorbitante. Faut vraiment être un Mad Men pour se lancer dans une tel aventure, mais qu’est ce que c’est passionnant !