Archives de la catégorie: Lyon

ambiance Lyon

Guillotière mon amour <3

C’est la saint valentin et je déclare mon amour inconditionnel à mon quartier. Guillotière je t’aime. J’aime partir au travail le matin, passer par le tout nouveau Kitchen Café, prendre mon expresso à emporter, avec un ou deux cookies si le coeur m’en dit. J’aime saluer les différents commerçants de ma rue ou habitants du quartier qui ont leur habitudes matinales sur le chemin. J’aime le fait de pouvoir machoner dans un café traditionnel comme le nain.  J’aime servir mes clients, toujours souriants, en discutant un peu lors de la préparation de leur Banh mi. J’aime la visite apero de Cybele qui m’a fait voir le quartier sous un nouvel oeil historique. J’aime finir la soirée dans l’un de ces bars cool comme l’Aromo, le Live Station DIY ou le Gonzo.

CY-G-26-e1378032270225

Guillottière <3 <3

PS : demain samedi 15 février, on est fermé, car il n’y a jamais assez d’un jour pour déclarer son amour.

entrepreneur Lyon

Nouveau défi pour 2014

Comme annoncé dans mon précédent billet, je me suis attelé à un nouveau projet pour 2014. Je sais ce n’est pas raisonnable. Le #nam n’a même pas encore 6 mois et nécessite encore beaucoup de travail mais je vais réussir à m’aménager 2-3 heures de travail par jour pour ce projet. Quand je vois Matthieu Blanco lancer 3 start ups, je dis même pas peur :o

Il ne s’agit pas d’un 2e etablissement ou d’un foodtruck, mais d’un livre. C’est un ouvrage sur l’entrepreneuriat, sur la restauration rapide en France, sur l’environnement de travail que l’on peut se créer avec un apport limité. Partager mon expérience sur ce blog ne m’a pas suffit. J’ai envie d’un support plus construit, plus complet, (avec moins de fautes d’ortographe) où je pourrais m’étendre sur les détails. C’est une étude sur le marché actuel et l’ecriture d’un business plan diffusé en creative commons pour y répondre.

book_open-3

 

Je ne prendrais pas le #nam en exemple mais un template suffisement générique pour être utilisé comme tel (creative commons) ou adapté. Je commence toujours un projet par un nom de domaine. Celui de ce projet est http://www.openburger.org. La prochaine étape dans mon processus est le logo, stay tuned.

Asie entrepreneur Lyon marketing

Bilan de mon premier trimestre

Une entreprise ça fonctionne plus ou moins par trimestre, avec le versement de la TVA collectée et des charges sociales dues. Vous avez intérêt à mettre de côté pendant les 3 mois car les prélèvements d’un coup de ces 2 montants diminue sacrement la trésorerie d’un coup. Je viens de boucler mon premier trimestre et je peux enfin annoncer que je dégage un bénéfice \o/ Je vais pouvoir commencer à me verser un salaire. Entre 1000 et 1500€ net, c’est moins qu’une carrière en informatique mais il faut dire que je n’ai même plus le temps de dépenser et que je prends tous mes repas à la boutique.

Le chiffre d’affaire est en progression constante et il faut dire que je surveille les indicateurs comme la fréquentation, le ticket moyen et la répartition des ventes quotidiennement. A ce sujet même si la rentrée m’a apporté plus de clients, le ticket moyen a baissé significativement. C’était prévisible, les étudiants repartent bien souvent avec juste un sandwich poulet à 3€50. Mais je suis heureux de pouvoir apporter une certaine diversité alimentaire adaptée aux budgets des étudiants du quartier. Mention spéciale aux étudiants en médecine du CHA qui sont vraiment devenus des réguliers midis et soirs, ils ont remplacé les riders BMX de cet été.

Mais je n’allais pas laisser ces chiffres comme cela sans rien faire. Avoir des indicateurs ça sert à redresser la barre quand quelque chose ne va pas, il n’y a pas d’auto pilote dans une société. L’élargissement de la gamme hors banh mi à permis de contrebalancer cette baisse de ticket moyen tout en apportant de la nouveauté à la carte pour les habitués. Hors de question de laisser mes convives se lasser de notre cuisine. L’élargissement s’est également déroulé au niveau boissons et desserts avec plus de choix. Tous ces éléments combinés font que financièrement tout va bien. Je peux même continuer mon investissement matériel avec encore plus de stockage à venir.

Ce qui me permet de faire le point sur l’approvisionnement et le stockage. C’est la partie qu’il faut que je travaille le plus pour que tout soit réglé comme du papier à musique. C’est encore pour l’instant trop « pour le lendemain » et la charge de travail est immense. Etre « lean » et « just in time » en restauration quand on prépare tout soit même c’est une organisation, et être à la vente et en cuisine pour tout contrôler n’est pas évident. Il faut que je trouve mes indicateurs de production et stockage comme pour ma partie financière.

Finance, production, le prochain point est sur la communication dont je me charge également. Je maintiens forte ma présence digitale avec ce blog, la page facebook et mon compte twitter, mais il faut que je trouve de nouveaux relais pour élargir ma cible. J’ai atteint les non réfractaires à la technologie qui font des checkins Yelp et instagramment ce qu’ils mangent, me reste à atteindre les autres personnes du quartier maintenant. Je crois que le passage au print va être nécessaire même si j’y suis réfractaire. Le retour sur investissement de ce type de campagne est difficilement jugeable, et jeter des prospectus à tout va dans les boites aux lettres et devant les facs c’est pas trop ma philosophie mais bon, je vais cogiter pour limiter le nombre de prospectus qui finiront à la poubelle sans être lu.

J’enchaine sur la vie de quartier, qui comme vous le savez peut être me tient particulièrement à cœur. J’ai accepté de passer à une étape supérieure dans mon implication. Mon père a créé il y a plus de 30 ans l’association des chinois d’outre mer du Rhône Alpes (ACOM). Le bureau a depuis été renouvelé de nombreuses fois, et j’ai accepté à la demande du président actuel, Mr Lau, de devenir le secrétaire de l’association, le trésorier pour ce nouveau mandat serra David du supermarché Asie. C’est un fait significatif, un passage de flambeau en quelque sorte, le bureau a toujours été tenu par des chinois issus de la 1ere génération d’immigrés. Aujourd’hui la deuxième génération prend le relais, et j’espère bien faire bouger les choses de façon moderne ;) Le premier gros dossier est la construction d’une porte asiatique à l’entrée du quartier.

C’est drôle, aujourd’hui, quand je suis en cuisine, le chop chop à la main, en train de préparer le porc laqué et maintenant au bureau de l’association j’ai l’impression d’être mon père, ce que je n’aurais jamais pensé vouloir, mais c’est tout naturellement que c’est arrivé.

cleaver12

à la carte aides cuisine entrepreneur Lyon marketing

Atelier Banh mi bio chez Satoriz

Aujourd’hui, Satoriz Mont d’Or m’a invité à tenir un atelier de Banh mi chez eux dans leur grande boutique de produits biologiques à Champagne au Mont d’or. C’était pour moi l’occasion de concrétiser plusieurs choses. Déjà rencontrer Yannick et toute sa sympathique équipe qui oeuvrent pour une consommation éthique et saine. Ensuite tester leurs produits biologiques puisque c’était l’une des pistes de sourcing que je m’étais fixée. Et enfin recueillir le retour de consommateurs sensibilisés au bio. L’expérience, tout comme le stand du 6e continent fût très instructive. Rien ne vaut le terrain pour expérimenter le métier en attendant la finition des travaux de mon local.

atelier-satoriz

merci à Aude de Epices et compagnie pour la photo

A ce sujet, les artisans ont tous fini leurs interventions et je me retrouve seul pour finaliser les dernières touches. Enfin pas tout à fait seul car je peux compter sur l’aide réelle de ma famille. Vraiment des fois je me sens dépassé par ce que j’ai entrepris : tenir une boutique de sandwich est une chose, retaper en entier un local en très mauvais état en est une autre. Heureusement donc que ma famille m’épaule et m’encourage. Amis entreprenneurs en solo, être entouré c’est vraiment décisif pour garder la motivation, ne le sous estimez pas. Merci papa, maman, soeurette et Arnaud. J’espère que le prochain billet sera pour vous annoncer l’inauguration…

cuisine entrepreneur Lyon marketing

En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai remet ton kawai

601686_344201365702237_1727295616_n

 

Petit billet à chaud de retour d’expérience de la tenue d’un stand de nourriture pendant le festival du 6e continent qui a eu lieu ce week end. Gaelle de l’Association des Chinois d’Outre Mer a été contactée par le 6e continent pour élargir la gamme de restauration du monde qu’ils proposaient déjà les années précédentes aux festivaliers. Comme expliqué dans ce billet, je souhaite m’investir dans la vie du quartier de la Guillotière et soutenir les associations oeuvrant pour la diversité culturelle. C’est donc avec grand plaisir que j’ai accepté la sollicitation de Gaelle et du 6e continent de tenir un stand de Banh Mi au nom de l’ACOM. Bien qu’en phase de bouclage financier de l’entreprise et finalisation du chantier du local, je me suis dit que c’était l’occasion de nouer et de renforcer des liens avec ces 2 associations oeuvrant pour la culture, l’échange et la découverte de l’autre.

Les 2 soirées ont été totalement différentes. Vendredi en raison de la pluie, très peu de festivaliers ont fait le déplacement jusqu’à Gerland, et nous n’avons pu vendre qu’une quinzaine de sandwichs. Bien loin du stock affecté ce soir là. Le lendemain, nous avons bénéficié d’une éclaircie salvatrice qui nous a permis d’écouler le stock affecté au samedi. Si je décide de tenir un stand au nom de #nam un jour, l’imprévu logistique des intempéries pourrait très vite plomber les finances avec des denrées périssables en perte sèche. Sur ce coup, l’ACOM devrait tout juste retomber sur ses pattes, et étant bénévole pour elle, je n’aurais engagé moi même que du temps et de l’énergie. Mais en cette période charnière de mon projet ce sont 2 ressources presque plus importantes que l’argent comme le fait remarquer Qyrool dans son billet. Heureusement donc que c’était un coup d’essai pour moi.

Mais je refuse de voir le bilan au négatif (Bisounours… tout ça). Pour moi ça a été un excellent coup de chauffe pour ma propre activité . Surtout si comme je le souhaite, je développe la partie évènementielle. Aussi bien du point de vue logistique en amont des achats, que de la décoration du stand, la préparation des sandwichs et l’accueil du public, j’ai déjà noté plusieurs pistes d’améliorations.

1 – . Le Banh Mi sera extrêmement dépendant du temps. Il y avait 6 stands de nourritures du monde. Les autres stands proposant tous des plats chauds. Avec la pluie ces plats ont gagné plus aisément la faveur du public. Ensuite c’est à contrebalancer avec l’équipement nécessaire. Alors que je n’avais quasiment aucun équipement les autres associations ont dû amener de l’électro-ménager au branchement délicat sous la pluie. D’autre part alors que notre stand ne nécessitait que 2 personnes, les autres mobilisaient pas loin de 6 personnes. Il va falloir trouver le bon compromis entre diversifier le carte et la simplicité du concept souhaité initialement.

2 -. La gestion de stock. Ne rien vendre un jour et tout écouler le lendemain, alors que les 2 jours ont nécessité le même temps de préparation et d’achat de matières, j’ai l’exemple parfait des aléas du métier. De ce point de vue il va réellement falloir faire très attention, pour ne pas gâcher de la nourriture et être au plus juste.

3- . Le nombre de personnel. Hier, samedi, nous avons donc servi 200 festivaliers. C’est peu je pense par rapport aux autres stands. Pourtant nous avons travaillé en continu plus de 8 heures d’affilé, nous n’aurions tout simplement pas pu servir plus de personnes à 2. A voir si augmenter le nombre de personnes derrière le stand peut en effet augmenter les ventes. Même si la préparation d’un sandwich prend actuellement moins de 30 secondes, au moins pour les festivals préparer quelques bases à l’avance ne pourrait pas faire de mal. Bien que je tenais à préparer chaque sandwich sous les yeux du clients. Là je me retrouve avec une équation à 2 inconnues, à savoir, X type de nourriture proposée, Y nombre de personnel. Quel facteur a été le plus déterminant…

4-. L’aménagement du point de vente. Par rapport aux autres stands, notre offre unique fût un peu chiche. De plus n’agissant pas au nom de #nam je n’ai pu mettre en place tout le merchandising que j’ai préparé pour la boutique, ce n’était pas une opération commerciale de #nam. Les gens furent donc un peu perplexe sur ce que nous proposions. L’affichage sur site et la pédagogie pour de la nourriture ethnique est donc primordiale.

5-. La gestion du stress. C’était une première expérience, nous l’avons fait dans un cadre associatif à la bonne franquette, mais le stress généré en amont lors de la préparation du festival fût lui bien réel. Il faut que je m’organise mieux pour que tout roule comme sur des roulettes et que je ne cours pas à droite à gauche la prochaine fois.

En conclusion, même si au bilan nous avons dépensé plus d’énergie et de ressources que les résultats obtenus, je repars avec l’expérience et la promesse d’améliorer les choses ou de savoir juger si ma présence sur un type d’événement selon les prévisions météo sera rentable.

à la carte ambiance Asie cuisine design entrepreneur Lyon marketing

traiteur événementiel streetfood

Au tout début de mon projet #nam je voulais à tout prix apporter la streetfood asiatique en France comme elle est présente là bas, c’est à dire … dans la rue. L’une des images les plus marquante de mes tribulations en asie restera ceci :

700_rice-paper-scissors-11

Ces petits tabourets en plastique sont présents à chaque coin de rue. Je voulais en faire mon mobilier de base pour ma boutique. Et puis je  suis revenu sur des plus classiques mange-debout, par manque de place en intérieur. En revanche il est fort probable que l’année prochaine j’installe une terasse avec ces tabourets devant la boutique sur le trottoir.

Comme je vous l’ai dis, #nam participera au festival du 6e continent à Gerland le 30 mai 2013, et là aussi j’aimerais bien retranscrire l’ambiance de la street food vietnamienne avec ces symboliques tabourets, si j’arrive à les trouver dans le commerce d’ici là. Donc avant même l’ouverture de la boutique en juin, #nam aura déjà participé à 2 événements, le premier étant un stand en pleine rue (et en plein froid) lors du nouvel an chinois organisé par l’ACOM. Et là, j’ai fait tilt après avoir lu l’article de Geek and Food (merci Quentin) et m’être souvenu de l’initiative de ces 2 américaines à San Francisco avec leur pop up restaurant. Pourquoi l’activité de traiteur streetfood ne ferait pas intégralement partie du concept #nam. J’ai toujours voulu apporter plus que juste des sandwichs. Une expérience, une ambiance, sont aussi important qu’un produit. J’avais déjà écris qu’importer des concepts étrangers était une bonne solution pour innover en France. Donc l’idée du pop up restaurant  vietnamien n’est pas de moi, mais je la repique sans vergogne, n’oubliez pas mon précédent univers c’etait l’open source.

Quand je parle de traiteur, n’imaginez pas les petits fours et service guindé d’un Pignol, ce n’est pas le même public que je recherche. Non vraiment plus dans une ambiance de vacances décontractées au Vietnam. On va appeller ça du pop up street food. Si vous créer des evenements dans la rue et qu’il vous faut des petits encas pensez à #nam ;) Je rappliquerais avec mes Banh mi et mes petits tabourets rouges. D’ailleur je pense développer une gamme de Banh mi taille réduite, les Mini mi. Aux Etats Unis on appelle ça des sliders, des sandwichs version réduite pour être plus rapidement engloutis et pouvoir passer au suivant avec une autre recette plus vite :) A lyon vous avez Gourmix qui à basé son concept uniquement sur ces sliders, allez tester j’adore. Donc #nam c’est bientôt une boutique de sandwichs à Guillotiere mais pas que, si vous ne venez pas chez #nam, #nam viendra à vous ! Et pourquoi pas une formule picnic sur les berges du Rhône avec Banh mi et tabourets rouges…

ambiance emploi entrepreneur Lyon

bio, équitable, local, solidarité, transparence

Créer une société aujourd’hui ce n’est pas seulement avec un but de devenir riche ou de créer des emplois. Les apprentis entrepreneurs que je croise ou lis ont la plupart du temps la même envie : fuir le monde de l’entreprise qu’ils connaissent mais dans lequel ils ne se reconnaissent pas et créer leur entreprise, à leur image. Ils y insufflent toutes leurs idées et passion et chose qui prends de plus en plus d’importance, leurs convictions. Les entreprises sont peut être le moyen le plus efficace de changer le monde, aussi insignifiante que soit leurs poids et actions.

Elles ne se sont d’ailleur pas géné pour changer profondement le monde, avec un but de rentabilité et de profit maximum. En conséquences on a assisté impuissant aux délocalisations, scandales alimentaire et autre joyeusetés qui se banalisent bien trop rapidement. Je suis persuadé que c’est un peu ce sentiment d’impuissance en tant que salarié, qui n’a pas guère l’occasion d’exprimer ses convictions à part à la machine à café, qui pousse de nombreuses personnes à entreprendre.

Pour un entrepreneur en restauration, les questions éthiques d’aliments bio, issus du commerce équitable, sourcés localement et en toute transparence doivent se poser. On doit en finir avec l’image du « je produis, tu consommes ». Je n’etais à vrai dire pas trop sensibilisé à ces notions, mais j’ai la chance d’avoir des amis très engagés, des consom’acteurs comme les nomme la presse, avec qui je peux discuter de tous ces points. Dites moi où vous en êtes vous avec toutes ces notions.

L’ideal pour moi serait de me rapprocher d’un producteur local afin de lui demander de cultiver les legumes dont j’ai besoin pour réaliser mes recettes : carottes, daikons, concombres, coriandre, voir pandan, jalapenos et mission impossible, papaye. La possibilité d’une production toute l’année pour ces ingrédients essentiels aux banh mi est une vrai problematique. Une cuisine de marché s’adapte aux produits de saison mais comment faire quand on part d’un concept et produit unique? Je vais investiguer dans ma région pour trouver des producteurs qui pourront et voudront accompagner ma démarche. Si vous en connaissez n’hésitez pas à me les signaler. Au passage n’hésitez pas à rejoindre l’electro salade pendant les nuits sonores au live station, l’un de ces commerces tenus par des entrepreneurs engagés.

Un autre point que je voulais aborder dans ce billet fleuve c’est la solidarité et l’implication d’un commerce dans la vie de quartier. J’ai choisi Guillotiere pour des raisons précises. Beaucoup se chagrinent d’une certaine gentrification du quartier qu’ils voient arriver à grande vitesse. Les bars associatifs ou en SCOP, le nombre d’épiceries bio s’y installant était un signe avant coureur. L’implantation de l’hotel Mama Shelter à encore renforcé ce sentiment. Pour que le 7e ne se transforme pas en un disneyland pour hipsters, l’implication des commerces dans la vie de quartier est essentiel. Une initiative de longue date que j’applaudis est celle du café Milano établissement pourtant haut de gamme qui accueille chaque année pour un repas de Noel ses voisins SDF du foyer notre dame des sans abris. Une initiative plus récente est celle du café suspendu. Un groupe facebook de reflexion sur Lyon s’est déjà formé, il y a de forte chance pour que je le propose au #nam. Une autre chose c’est que le 30 mai 2013, #nam s’occupera d’un stand de banh mi au festival du 6e continent à Gerland, association bien ancrée dans le 7e arrondissement qui valorise la diversité culturelle, et la vie de quartier, alors Tous à la Guill’ !

festvi

emploi entrepreneur Lyon

Tracasseries administratives

Après les banques, les artisans voici venir le temps où je vous met en garde lorsque vous déposerez vos statuts au CFE. Oh ne croyez pas que je passe mon temps à me plaindre. Enfin j’espere ne pas vous donner cette impression, j’ai plutôt la positive attitude en général. C’est juste que l’un des objectifs de ce blog est de débroussailler pour les futurs explorateurs de la création d’entreprise les méandres de cette aventure.

Puisqu’il faut rentrer dans des cases, l’activité que je souhaite exercer a le code APE 56.10C Restauration de type rapide et mon CFE (Centre de Formalité des Entreprises) est normalement la CCI (Chambre du Commerce et de l’Industrie). Une fois armé de tous les documents listés sur leur site c’est avec votre plus belle cravate que vous vous y rendez. Et là au détour d’une question anodine « Vous allez faire de la vente à emporter? » « - euh, oui … » PAF vous êtes classé comme artisan et dépendez donc de la CMA (Chambre des Métiers et de l’Artisanat). Première conséquence : 2 cheques à signer, un de pour la CCI pour vous avoir reçu et un autre à la Chambre des métiers. Vérifiez donc bien de quel CFE vous dépendez, ça vous évitera comme moi une double facturation.

Deuxieme tracasserie, les artisans doivent suivre une formation pour garantir qu’ils sont âpte à gérer une entreprise. Je trouve cette obligation vraiment dégradante. En quoi un artisan serait-il moins capable de gérer cette activité qu’un commerçant disons de chaussures qui lui dépends de la CCI. Après la formation exploitationformation HACCP, l’accompagnement que le pôle emploi m’a fait suivre pour voir si mon projet tenait la route, on me demande à nouveau de prouver par une autre formation payante que je suis apte a vendre des sandwichs. A emporter s’entends, sur place le probleme ne se poserait pas.

Bon si vous pouvez justifiez de plus de 3 années de cotisations retraite à une caisse de prévoyance cadres, vous êtes dispensé de cette formation. Me voilà donc à 33 ans à farfouiller mes fiches de paye pour contacter chaque organisme collecteur de ces points retraites cadre, pour avoir le droit d’être actif.

J’espere qu’à ma retraite on me laissera faire un grand feu de joie de toute cette paperasse accumulée le temps d’une vie, ça me soulagerais mais à un point.

emploi entrepreneur Lyon

Amateur contre artisans

J’ai travaillé pendant 12 ans comme développeur web, des fois pour des gros site web public, des fois pour des éditeurs de logiciels, des fois pour des commerçants. C’est ce dernier cas où il était le plus difficile de faire valoir son savoir faire. Expliquer que son métier n’a rien à voir avec de l’amateurisme est un challenge en soit. Si l’on confie son projet à un professionnel, ceci a un coût d’expertise et de main d’oeuvre que le petit cousin de son voisin ne pourra pas égaler pour 1/5e du prix.

Aujourd’hui je me retrouve dans ce rôle de commerçant face à des artisans du batiment. J’essaie de réaliser ce qui me semble à ma portée moi même, et je sens bien dans les regards de mes interlocuteurs que ceux ci n’apprécient guère, je ne peux les en blamer ! La maitrise d’oeuvre est un véritable métier que j’apprends sur le tas. Mon discours de néophyte se rôde à chaque échange avec un professionnel. Il y a un mois je ne connaissais pas les termes de BA13 du plâtrier plaquiste, de RAL7016 du menuisier aluminium, de PER du plombier. Jouer le chef d’orchestre sans connaître les spécificités de chaque corps de métier, ne serait-ce que pour aménager leur venue est un véritable casse tête. Je dois même avouer que j’ai essuyé des refus de la part d’artisans, qui je pense ne souhaitaient tout simplement pas travailler avec un amateur.

Mais voilà, je n’ai pas le choix, je réalise ce projet sans emprunt bancaire et chaque centime compte. J’apprends énormement et j’aime ça. Je recommande à tout entreprenneur qui à affaire au batîment d’essayer d’assumer ce rôle, à part s’il ne compte pas ses sous, mais quel entreprenneur ne le fait pas? Messieurs les artisans qui ont accepté de travailler avec moi, MERCI de votre patience et de votre indulgence.

electricite

ambiance design entrepreneur Lyon

Stage 1 cleared, please proceed to the next level

Voilà j’ai signé un bail pour un local commercial et j’ai les clés depuis jeudi dernier. La premiere marche du projet qui m’a bloqué jusqu’alors est désormais franchie \o/ !

La prochaine étape du projet est de réaliser des plans de réaménagement et de les soumettre pour avis consultatif à l’Architecte des Batiments de France (ABF) puis décision par la mairie pour le permis de construire. Quand on reprends un commerce, on veut toujours qu’il soit à notre image, aussi l’existant ne nous convainc que rarement. L’emplacement? place Raspail dans le 7e, en face de la piscine du Rhône. Mais inutile de passer, le temps que mettent les autorisations et travaux, rien ne serra montrable avant 2 mois. Et là mes prévisions sont encore optimistes par rapport aux avis des amis architectes que j’ai rencontrés. Eux tablent plus sur 6 mois ! Impossible pour moi de payer 6 mois de loyer sans revenus.

Ils m’ont conseillé ce week end un soft gratuit racheté par Google, décidement ils sont partout, Sketchup. N’ayant pas les fonds pour engager vraiment un architecte comme je l’avais fait pour Yumcha, je me suis lancé moi même dans la modélisation 3D des travaux.

façade actuelle du local

facade actuelle modelisée

intérieur

démolition façade

pose vitrines

Ces travaux apporteront beaucoup de lumière au local qui pour l’instant ne dispose que de petites fenetres, le prix s’élève environ à 8000HT. Un somme conséquente mais nécessaire à l’accueil du public et l’image de #nam.

Ensuite j’aimerais bien habiller cette façade et c’est là que l’ABF peut poser son veto. Il est garant de l’architecture et du patrimoine des villes et campagnes de France. Voilà ce que j’ai modelisé mais je sais que je devrais le retravailler pour être plus sobre et que la façade s’integre mieux à son environnement.

habillage

intégration de la vue au bâtiment existant

Je ne suis pas mécontent d’être sorti de la première phase du projet et les défis de la seconde phase me changent les idées : finies les recherches incessantes de locals et les plans financiers à présenter aux banques. Là c’est une partie creative suivie surement d’une partie physique quand je commencerais à mettre la main au plâtre.