Archives de la catégorie: emploi

emploi entrepreneur Lyon

Tracasseries administratives

Après les banques, les artisans voici venir le temps où je vous met en garde lorsque vous déposerez vos statuts au CFE. Oh ne croyez pas que je passe mon temps à me plaindre. Enfin j’espere ne pas vous donner cette impression, j’ai plutôt la positive attitude en général. C’est juste que l’un des objectifs de ce blog est de débroussailler pour les futurs explorateurs de la création d’entreprise les méandres de cette aventure.

Puisqu’il faut rentrer dans des cases, l’activité que je souhaite exercer a le code APE 56.10C Restauration de type rapide et mon CFE (Centre de Formalité des Entreprises) est normalement la CCI (Chambre du Commerce et de l’Industrie). Une fois armé de tous les documents listés sur leur site c’est avec votre plus belle cravate que vous vous y rendez. Et là au détour d’une question anodine « Vous allez faire de la vente à emporter? » « - euh, oui … » PAF vous êtes classé comme artisan et dépendez donc de la CMA (Chambre des Métiers et de l’Artisanat). Première conséquence : 2 cheques à signer, un de pour la CCI pour vous avoir reçu et un autre à la Chambre des métiers. Vérifiez donc bien de quel CFE vous dépendez, ça vous évitera comme moi une double facturation.

Deuxieme tracasserie, les artisans doivent suivre une formation pour garantir qu’ils sont âpte à gérer une entreprise. Je trouve cette obligation vraiment dégradante. En quoi un artisan serait-il moins capable de gérer cette activité qu’un commerçant disons de chaussures qui lui dépends de la CCI. Après la formation exploitationformation HACCP, l’accompagnement que le pôle emploi m’a fait suivre pour voir si mon projet tenait la route, on me demande à nouveau de prouver par une autre formation payante que je suis apte a vendre des sandwichs. A emporter s’entends, sur place le probleme ne se poserait pas.

Bon si vous pouvez justifiez de plus de 3 années de cotisations retraite à une caisse de prévoyance cadres, vous êtes dispensé de cette formation. Me voilà donc à 33 ans à farfouiller mes fiches de paye pour contacter chaque organisme collecteur de ces points retraites cadre, pour avoir le droit d’être actif.

J’espere qu’à ma retraite on me laissera faire un grand feu de joie de toute cette paperasse accumulée le temps d’une vie, ça me soulagerais mais à un point.

emploi entrepreneur Lyon

Amateur contre artisans

J’ai travaillé pendant 12 ans comme développeur web, des fois pour des gros site web public, des fois pour des éditeurs de logiciels, des fois pour des commerçants. C’est ce dernier cas où il était le plus difficile de faire valoir son savoir faire. Expliquer que son métier n’a rien à voir avec de l’amateurisme est un challenge en soit. Si l’on confie son projet à un professionnel, ceci a un coût d’expertise et de main d’oeuvre que le petit cousin de son voisin ne pourra pas égaler pour 1/5e du prix.

Aujourd’hui je me retrouve dans ce rôle de commerçant face à des artisans du batiment. J’essaie de réaliser ce qui me semble à ma portée moi même, et je sens bien dans les regards de mes interlocuteurs que ceux ci n’apprécient guère, je ne peux les en blamer ! La maitrise d’oeuvre est un véritable métier que j’apprends sur le tas. Mon discours de néophyte se rôde à chaque échange avec un professionnel. Il y a un mois je ne connaissais pas les termes de BA13 du plâtrier plaquiste, de RAL7016 du menuisier aluminium, de PER du plombier. Jouer le chef d’orchestre sans connaître les spécificités de chaque corps de métier, ne serait-ce que pour aménager leur venue est un véritable casse tête. Je dois même avouer que j’ai essuyé des refus de la part d’artisans, qui je pense ne souhaitaient tout simplement pas travailler avec un amateur.

Mais voilà, je n’ai pas le choix, je réalise ce projet sans emprunt bancaire et chaque centime compte. J’apprends énormement et j’aime ça. Je recommande à tout entreprenneur qui à affaire au batîment d’essayer d’assumer ce rôle, à part s’il ne compte pas ses sous, mais quel entreprenneur ne le fait pas? Messieurs les artisans qui ont accepté de travailler avec moi, MERCI de votre patience et de votre indulgence.

electricite

emploi entrepreneur Lyon

Bilan des 8 mois passé

Il est temps de faire un petit update sur ma situation après 8 mois passé sur le projet. Vous l’aurez certainement remarqué le Yumcha n’est toujours pas ouvert. J’ai été vraiment trop optimiste quand aux difficultés que je pourrais rencontrer dans l’aventure. Pour vous dire la vérité je pensais signer l’achat d’un fond de commerce en 3 mois le 14 février dernier, premier jour officiel de mon arret de travail dans la boite d’informatique où j’exerçais un poste de développeur.

Aujourd’hui après 2 tentatives de signatures de compromis et plusieurs passages auprès des banques, je suis beaucoup plus réaliste quant au temps nécessaire à l’ouverture d’un bar restaurant. Après moult échanges avec des professionnels que je connaissais déjà : Jun de la Marquise (éh regardez tout en bas à droite c’est moi qui ai fait le site ;) ), Gaby du Oto Oto, toute la communauté asiatique de Guillotière, et aussi avec de nouvelles rencontres que j’ai provoqué comme Pierre Maxime du Gonzo, Lou et Arnaud du Live Station, les patrons  de l’US Din’up sans oubier le soutient d’entreprenneurs comme moi devenu amis : Connie, Laurent et Alban; j’ai pris conscience que l’anté-création serait beaucoup plus longue et douloureuse que prévu. Il peut se passer 1 an voir 2 entre le lancement du projet et l’ouverture.

Cette période de rentré et des 8 mois est charnière pour moi. J’apprécie le soutient incommensurable que mon entourage et la communauté de foodies lyonnais que je me suis constitué m’apportent. Mais à chaque rencontre la question du « alors ton projet t’en ai où » revient. Je comprends tout à fait cette marque d’intérêt que les gens me portent, mais elle me laisse toujours comme un goût d’echec.

Attention je ne baisse pas encore les bras, j’ai déjà dépensé trop d’argent en formation, notaire, architecte, graphiste pour abandoner. Je me pose juste les questions de remaniement du projet, du plan financier, voir reprendre un CDD ou intérim en informatique pour ne pas trop entamer mon capital déjà bien mis à mal.

Ceci n’est pas un billet ouin-ouin, juste un mot pour vous communiquer mon etat d’ame sachant qu’en ouvrant ce blog j’avais décidé d’être totalement transparent sur ce projet. Et comme le chantaient de célèbres poetes français du XXième siècle : « On est encore là (prêt à foutre le souk et tout le monde est cor-da) ». Mesdames et Monsieur les apprentis entrepreneurs j’espere que ce billet vous montrera que vous n’êtes pas les seuls à peiner dans votre création, mais le mot d’ordre est MOTIVATION.

emploi entrepreneur tendances

Open book management

En exposant mon projet et mon expérience à différents interlocuteurs au salon des entrepreneurs la semaine dernière, il y a une personne en particulier que je n’ai pas réussi a séduire. Son principal argument était que je revenais de 12 ans d’expérience en informatique, et que se lancer dans la restauration sans être soit même de la partie était suicidaire. Je n’ai pas eu le temps malheureusement de lui exposer ma vision des choses, aussi je vais l’exposer dans ce billet.

Son postulat de départ était que je serrais trop dépendant d’un chef en cuisine. Si celui ci décidait de refuser de travailler un soir s’il n’était pas augmenté, je serais coincé. Pour moi un restaurant doit se gérer comme n’importe quel entreprise plus classique. Si j’en arrive a ce genre de situation, c’est que j’aurais fait 2 erreurs : l’une au recrutement et l’autre lors du management. Si j’étais cuisinier moi même je pourrais solutionner ce genre de conflit en prenant la place de l’employé. Mais avec un bon management je peux tout simplement anticiper et éliminer ce problème, attitude pour moi beaucoup plus saine.

Quel que soit son domaine d’activité une entreprise est constituée de différentes personnes aux compétences diverses et il ne tiens qu’au patron de bien les exploiter, les valoriser et les rétribuer. J’ai par le passé travaillé dans de nombreuses entreprises où il était clairement statué que « personne n’est irremplaçable », ce qui entraînait un sentiment de n’être qu’un outil de production plutôt qu’un être humain pour l’employé. Si j’ai décidé aujourd’hui de monter mon entreprise c’est peut être avant tout pour laisser libre court à mes idées et mon ambition sans être bridé par une hiérarchie. Et je veux pousser l’idée plus loin en élargissant ces bénéfices à l’ensemble des gens qui travailleront avec moi.

Jeudi, j’ai assisté à une mini onférence à l’atelier des médias, animé par Grant Gudgel : « L’entreprise ouverte et la création de valeur collaborative« . L’échange a été passionnant et je suis ressorti avec pleins de références à checker. Notamment le terme de « Open Book Management« . Imaginez une entreprise où tout les comptes sont affichés au mur. Chacun connait le salaire des autres et même du patron, chacun connait les couts et marges des produits, et le plus important : tout le monde peux proposer une piste d’amélioration au process et à la rentabilité de l’entreprise.

J’ai de grandes ambitions pour Yumcha, et je suis persuadé que je ne pourrais les accomplir seul. Qui mieux que les personnes que je choisis pour travailler avec moi pour porter et faire progresser l’entreprise. Je ne veux pas être un self made man, je veux juste réaliser mes ambitions et si je peux au passage aider à réaliser celles d’autres personnes, c’est encore mieux. J’ai toujours eu l’intime conviction que le travail collaboratif, sur un même pied d’égalité, en responsabilisant et écoutant les idées de chaque personne, en laissant le droit aux gens de faire ce qu’ils pensent bon pour l’ensemble, est une meilleure approche que la hiérarchie classique du boss et de ses exécutants.

Pour exemple, la Game Dev Party, va fêter demain, le 24 juin,  son premier anniversaire. C’est un petit projet que j’ai eu envie de réaliser sans moyens ni grandes connaissances du monde associatif. J’ai eu la chance de tout de suite tomber sur l’oreille attentive de Sarah (@mereteresa), et tous les 2 nous sommes aller exposer notre projet à Pascale (@plagahe) de l’atelier des médias, pour lancer notre premier événement consacré à la création de jeux vidéos en 1 week end. Un an après, et après avoir croisé sur notre chemin Anne Laure, Marc, Laurent, Sylvain et tant d’autres, c’est une association dont je suis le président, qui organise différents types d’événements et de conférences autour de la création de jeux vidéo avec à chaque fois salle comble. Que d’émotion pour moi lors de la dernière conférence, imaginée, organisée et animée par Laurent et Anne Laure principalement. J’avais l’impression que mon bébé venait de faire ses premiers pas tout seul, sans mon aide, et ça c’est vraiment un super sentiment d’accomplissement, bien plus que si j’avait tout fait tout seul. Je ferais tout pour que Yumcha soit une aventure humaine aussi enrichissante que l’est la Game Dev Party.

emploi entrepreneur Lyon

Le timing parfait n’existe pas

C’est toujours anxieux que j’aborde les démarches administratives. Plus il y a d’interlocuteurs différents, plus la gestion du timing est compliquée. Certaines démarches vous demande certains papiers, et vous vous rendez compte que vous ne pourrez obtenir ces dits papiers auprès d’un autre interlocuteur qu’après avoir validé la démarche numéro une. C’est un véritable serpent qui se mord la queue.

Dans ma tête ça ressemblait grosso modo à ça :

  1. demande ACCRE et déblocage des indemnités ASSEDIC grâce à l’ARCE.
  2. signature d’un compromis avec le propriétaire d’un fond de commerce
  3. dossier de prêt d’honneur à taux zero dans le dispositif NACRE
  4. emprunt bancaire
  5. création de la société

Mais dans la réalité, l’ACCRE et donc l’ARCE se demandent en même temps que le dépot d’immatriculation de la société. C’est un peu fou, je dois créer une société sans être parfaitement sûr des sommes que j’investi au capital. Il est a noté que je ne suis pas obligé de déposer en banque la totalité des fonds mobilisés pour la formation du capital. Je dois déposer au minimum 20% et libérer le numéraire restant dans les 5 ans.

Pour le propriétaire d’un fond de commerce, la signature d’un compromis est un acte non dénué de sens : pendant la durée du compromis, de 2 à 3 mois, il ne peux vendre son bien à une autre personne. Une durée qui correspond tout juste aux délibérations des organismes bancaires dans l’attribution d’un prêt. A tel point que je me retrouve dans la situation où la propriétaire m’a fait comprendre que je devais aller au plus vite, sans assurance de compromis. Devant la rareté des fonds de commerces, je n’ai pas trop d’autre choix que de commencer mes démarches bancaires dès aujourd’hui, sans compromis.

Donc alors que je pensais chronologiquement effectuer tâches et démarches l’une après l’autre, je me retrouve dans un grand sac de noeuds où le plus simple est de lancer toutes les démarches en même temps. Mais ma motivation est plus que jamais au beau fixe, et je cherchais justement un peu d’action ces derniers temps. Pour preuve le week end dernier j’ai participé aux startups weekend Lyon, où j’ai rejoins l’équipe du laboratoire des toqués, un espace de coworking pour entrepreneurs en restauration.

Jeudi, j’ai également participé à une réunion d’information préalable à la demande de prêt d’honneur du dispositif NACRE auprès de la RDI. J’ai eu l’extreme surprise d’y rencontrer Connie et Laurent, tous les 2 entrepreneurs en restauration, merci à @camdess pour la mise en relation. Autour d’un café nous avons pû échanger nos parcours du combattant respectifs et ça m’a bien soulagé et destressé de pouvoir parler à des gens rencontrants la même muraille de paperasse que moi.

Rendez vous fixés avec 2 banques mercredi prochain, suit up !

 

emploi entrepreneur marketing

Mad men

Récemment @AnneLaure2B et @Stun_ m’ont parlé de la série américaine Mad Men de AMC que je ne connaissais pas. Elle retrace les aventures d’un groupe de publicitaires dans le cadre historique fidèlement reconstitué des Etats Unis pendant les années 60. Par exemple le dernier détail qui m’a tué et m’a fait farfouiller Wikipedia c’est le système d’ouverture des canettes aluminium qui a évolué pendant cette décennie.

Autre point important pour moi, c’est qu’ils passent leur temps à boire des cocktails. Martini, Gibson, Old fashioned, Grasshopper, Mint Julep, Gimlet autant de références qui ancrent définitivement la série dans une ambiance retro des plus délicieuse. Je vais ouvertement m’en inspirer pour construire ma carte de cocktails. Je n’ai pas la prétention d’être un barman expérimenté comme ceux de l’Antiquaire, mais l’ajout de cocktails est définitivement la touche qu’il me faut pour moi aussi vous transporter dans les années 60.

La galerie de personnage est également surprenante et me parle particulièrement, tant chacun à un rôle spécifique au sein de l’agence. Je me retrouve un peu dans chacun d’eux, tant la diversité des activités que j’exerce actuellement est large. Et c’est vraiment pour celà que j’ai fait le choix il y a 3 mois de changer de profession.

Don Draper, le créatif.
Elaborer un concept percutant demande beaucoup d’empathie et de sensibilité. J’ai eu ma première réunion de travail avec mon graphiste en charge de l’identité visuelle et l’architecte d’intérieur vendredi dernier au Gonzo. Le Hong Kong des années 60, c’est tellement peu connu et spécifique que cette réunion de debrousaillage était nécessaire. J’ai décidé de faire appel à des professionnels malgré un budget serré car je ne peux faire d’erreurs qui me couteraient encore plus cher, notamment lors de la maîtrise d’ouvrage.

Ce sont ces créatifs  que j’ai sélectionné qui vont réellement apporter le détail qui tue et je leur fait dorénavant entièrement confiance.

Pete Campbell, l’account manager.
C’est la personne en charge du rapport à la clientèle. Celui qui décroche de nouveaux contrats et entretien une relation proche et à l’écoute des moindres désirs des comptes de son portefeuille.

En tant qu’ancien développeur informatique, geek à tendance nerd, les échanges sociaux n’étaient pas vraiment mon fort. Maintenant j’apprend à expliquer, convaincre et séduire auprès de mes investisseurs et prochainement aux banquiers. Pitcher mon projet, recevoir des retours et échanger de façon plus globale sur les attentes des clients. J’aime particulièrement cette partie du travail. Quand vous passerez prendre un verre au Yumcha, n’hésitez pas à me faire vos propres retours, je serais toujours à l’écoute.

Lane Pryce, le financier.
La personne qui compte chaque centime dépensé. Loin de la fantaisie créative et du social de l’account management, le coté financier est vraiment la partie submergé de l’iceberg. Ce qui fait vraiment tourner la boite, loin des feux des projecteurs. C’est en ayant une gestion anticipative et saine, que j’arriverais à mes objectifs. Je suis pour l’instant rassuré sur les premiers chiffres que j’avaient imaginé il y a 3 mois. Les sommes de financement initiales sont respectées et chaque professionnel contacté me valide la faisabilité. Une fois bouclé, je ne vois aucune objection à publier ici même mes plans de financement et prévisionnels pour vous donner un aperçu de ce que ça coute de monter un restaurant à thème en 2012 à Lyon.

Au fait j’ai enfin fini les négociations pour un local. Je vous en dirais plus une fois le compromis signé. Là, je me met en chasse d’un notaire qui ne demandera pas de commission exorbitante. Faut vraiment être un Mad Men pour se lancer dans une tel aventure, mais qu’est ce que c’est passionnant !

 

ambiance design emploi entrepreneur marketing

Previously…

Plus d’un mois que j’ai arrêté le développement informatique, mon dernier boulot, et le temps prend une autre signification pour moi. Inscrit au pôle emploi, je n’ai pas encore eu le montant officiel de l’indemnisation ASSEDIC, et pourtant je sais que le temps joue un peu contre moi. Plus je tarde à signer un local et démarrer mon activité et plus je piocherai dans mes réserves personnelles qui sont là pour financer mon apport personnel.

J’ai décidé au final de confier la réalisation de l’identité visuelle à un graphiste pro avec qui j’ai déjà travaillé sur un autre projet. Il saura à coup sur cristalliser toutes mes attentes, mais ça en fait ma première facture, alors que je n’ai pas encore créé la société. J’attendais de trouver le local, faire mon emprunt à la banque avant de monter la structure. Ce ne sont que des tracasseries d’écritures comptables, mais les avances que je paye de ma poche aujourd’hui doivent être intégrées au plan de financement. Par ailleurs, il faut également que je contact un avocat et/ou un comptable. Je suis aussi en contact avec une architecte d’intérieur.

C’est passionnant de rencontrer toutes ces personnes, échanger sur mon projet et avoir leur retours dessus. Je rencontre également fréquemment des propriétaires de bar et restaurants que j’ai dans mes connaissances, et toutes expériences et conseils de ces personnes sont bons à prendre.

Mais à force de parler de mon projet, ici, sur twitter, lors des échanges avec mes amis et professionnels, une seule question reviens tout le temps : « Alors, c’est pour quand? ». Je suis le premier frustré que tout ne se débloque pas d’un coup de claquement de doigts, et je fais le maximum de mon coté pour aller le plus vite possible. Mais la contrainte numéro 1, c’est le local commercial, je suis en négociation avec un propriétaire, et je ne sais pas combien de temps ça va prendre. J’ai presque envie de surpayer son fond de commerce tellement j’ai envie de passer à une autre étape du projet, mais ce geste serra difficile à justifier auprès de mes associés et la banque. C’est une partie de poker où il ne faut pas que je fasse All in et où il faut que j’use consciencieusement de chaque jeton dont je dispose, je ne peux pas me permettre de flamber.

emploi entrepreneur Lyon

Rendez vous à la CCI et réunion d’information

Signer le solde de tout compte avec mon ancien employeur, rendez-vous au Pôle Emploi pris pour lundi, et me rendre à la CCI hier, voilà 3 étapes que j’avais noté en premières démarches administratives. La chambre du commerce et de l’industrie, c’est ce grand bâtiment place de la bourse. Tous les lyonnais sont passés devant au moins une fois dans leur vie.

Pas besoin de prendre rendez vous pour les premières étapes, l’espace entreprendre est ouvert tous les matins. Cette visite m’a permis de parler à 2 interlocuteurs, et de valider les informations que j’avais déjà récolté par moi même sur le net, c’est rassurant, comme quoi le site de l’APCE est vraiment très bien fait. On m’a inscrit à une réunion d’information, « 10 points pour entreprendre », où je me suis rendu ce matin. Là aussi, le discours et les termes m’ont paru familier, j’ai eu l’impression d’avoir bien fait mes devoirs. Je tiens à préciser que le conférencier, dont je ne me souviens hélas pas du nom, a fait passer cette demi journée et le jargon technique comme par enchantement, je ne me suis pas du tout ennuyé, son humour et sa clarté ont agi comme un charme.

Le seul petit reproche que j’émettrais c’est qu’on était vraiment nombreux, du coup pas eu beaucoup de temps pour échanger avec les animateurs. Mais pour un service totalement gratuit, on va pas faire la fine bouche non plus ! Je recommande à tout les créateurs de ne pas hésiter à franchir la porte de la CCI, surtout ceux qui ne sont pas à l’aise avec Google, il n’y a pas que le net finalement qui a réponses à vos questions !

aides emploi entrepreneur

première grande étape

Actuellement encore salarié d’une entreprise, j’ai eu aujourd’hui mon entretien annuel d’évaluation. J’ai proposé une rupture conventionnelle de contrat, cette solution arrangeant les deux parties. J’attends donc la réponse avec impatience. Une rupture conventionnelle donne accès à l’aide au retour à l’emploi (ARE) et par la suite à l’aide au chômeur à la création ou reprise d’entreprise (ACCRE), ce qu’une démission ne permet pas.

C’est donc une première étape décisive quant à la suite de mon projet qui devient un peu plus tangible aujourd’hui.