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En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai remet ton kawai

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Petit billet à chaud de retour d’expérience de la tenue d’un stand de nourriture pendant le festival du 6e continent qui a eu lieu ce week end. Gaelle de l’Association des Chinois d’Outre Mer a été contactée par le 6e continent pour élargir la gamme de restauration du monde qu’ils proposaient déjà les années précédentes aux festivaliers. Comme expliqué dans ce billet, je souhaite m’investir dans la vie du quartier de la Guillotière et soutenir les associations oeuvrant pour la diversité culturelle. C’est donc avec grand plaisir que j’ai accepté la sollicitation de Gaelle et du 6e continent de tenir un stand de Banh Mi au nom de l’ACOM. Bien qu’en phase de bouclage financier de l’entreprise et finalisation du chantier du local, je me suis dit que c’était l’occasion de nouer et de renforcer des liens avec ces 2 associations oeuvrant pour la culture, l’échange et la découverte de l’autre.

Les 2 soirées ont été totalement différentes. Vendredi en raison de la pluie, très peu de festivaliers ont fait le déplacement jusqu’à Gerland, et nous n’avons pu vendre qu’une quinzaine de sandwichs. Bien loin du stock affecté ce soir là. Le lendemain, nous avons bénéficié d’une éclaircie salvatrice qui nous a permis d’écouler le stock affecté au samedi. Si je décide de tenir un stand au nom de #nam un jour, l’imprévu logistique des intempéries pourrait très vite plomber les finances avec des denrées périssables en perte sèche. Sur ce coup, l’ACOM devrait tout juste retomber sur ses pattes, et étant bénévole pour elle, je n’aurais engagé moi même que du temps et de l’énergie. Mais en cette période charnière de mon projet ce sont 2 ressources presque plus importantes que l’argent comme le fait remarquer Qyrool dans son billet. Heureusement donc que c’était un coup d’essai pour moi.

Mais je refuse de voir le bilan au négatif (Bisounours… tout ça). Pour moi ça a été un excellent coup de chauffe pour ma propre activité . Surtout si comme je le souhaite, je développe la partie évènementielle. Aussi bien du point de vue logistique en amont des achats, que de la décoration du stand, la préparation des sandwichs et l’accueil du public, j’ai déjà noté plusieurs pistes d’améliorations.

1 – . Le Banh Mi sera extrêmement dépendant du temps. Il y avait 6 stands de nourritures du monde. Les autres stands proposant tous des plats chauds. Avec la pluie ces plats ont gagné plus aisément la faveur du public. Ensuite c’est à contrebalancer avec l’équipement nécessaire. Alors que je n’avais quasiment aucun équipement les autres associations ont dû amener de l’électro-ménager au branchement délicat sous la pluie. D’autre part alors que notre stand ne nécessitait que 2 personnes, les autres mobilisaient pas loin de 6 personnes. Il va falloir trouver le bon compromis entre diversifier le carte et la simplicité du concept souhaité initialement.

2 -. La gestion de stock. Ne rien vendre un jour et tout écouler le lendemain, alors que les 2 jours ont nécessité le même temps de préparation et d’achat de matières, j’ai l’exemple parfait des aléas du métier. De ce point de vue il va réellement falloir faire très attention, pour ne pas gâcher de la nourriture et être au plus juste.

3- . Le nombre de personnel. Hier, samedi, nous avons donc servi 200 festivaliers. C’est peu je pense par rapport aux autres stands. Pourtant nous avons travaillé en continu plus de 8 heures d’affilé, nous n’aurions tout simplement pas pu servir plus de personnes à 2. A voir si augmenter le nombre de personnes derrière le stand peut en effet augmenter les ventes. Même si la préparation d’un sandwich prend actuellement moins de 30 secondes, au moins pour les festivals préparer quelques bases à l’avance ne pourrait pas faire de mal. Bien que je tenais à préparer chaque sandwich sous les yeux du clients. Là je me retrouve avec une équation à 2 inconnues, à savoir, X type de nourriture proposée, Y nombre de personnel. Quel facteur a été le plus déterminant…

4-. L’aménagement du point de vente. Par rapport aux autres stands, notre offre unique fût un peu chiche. De plus n’agissant pas au nom de #nam je n’ai pu mettre en place tout le merchandising que j’ai préparé pour la boutique, ce n’était pas une opération commerciale de #nam. Les gens furent donc un peu perplexe sur ce que nous proposions. L’affichage sur site et la pédagogie pour de la nourriture ethnique est donc primordiale.

5-. La gestion du stress. C’était une première expérience, nous l’avons fait dans un cadre associatif à la bonne franquette, mais le stress généré en amont lors de la préparation du festival fût lui bien réel. Il faut que je m’organise mieux pour que tout roule comme sur des roulettes et que je ne cours pas à droite à gauche la prochaine fois.

En conclusion, même si au bilan nous avons dépensé plus d’énergie et de ressources que les résultats obtenus, je repars avec l’expérience et la promesse d’améliorer les choses ou de savoir juger si ma présence sur un type d’événement selon les prévisions météo sera rentable.

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Les bas fonds du chinatown parisien

Ce week end je suis monté à Paris tester les derniers concepts de street food comme les Banh mi de Bulma, ou les burritos de Chipotle entre autre. J’en ai egalement profité pour prendre contact avec quelques fournisseurs de materiels et produits spécifiques difficilement trouvable à Lyon. Lors de ces pérégrinations, on m’a guidé dans un endroit incroyable, les bas fonds du chinatown parisien, au sens propre du terme. Sous la dalle des Olympiades, ces immenses tours facilement reconnaissables à Paris 13e, il y avait auparavent la gare des Gobelins.

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On est obligé maintenant de s’y rendre en véhicule et l’ont y découvre, incrédule, une sorte de Rungis asiatique, tout simplement. Bon c’est beauoup plus la pagaille que le Rungis français, il y a beaucoup moins de choix, mais on est tout bonnement devant les entrepôts et grossistes de tous les magasins en surface comme Paris Store ou Tang Frère. On y trouve également les grossiste en vaisselle, emballages et décorations des restaurants asiatiques de toute la France : des woks et cuits vapeurs de toutes les tailles, des tableaux cascades animées, des lanternes rouges et des de petits chats qui secouent la patte par milliers… Je pense que ces grossites n’ont pas changé leur catalogue depuis 40 ans, à l’exception de tous les produits japonais qui occupent de plus en plus de place. Plus que tous ces produits qui finalement ne m’interessaient pas du tout c’est l’ambiance des lieux qui m’a interloqué voir émerveillé. J’ai eu l’impression d’être transporté dans les bas fonds de Hong Kong. La prochaine fois que vous arpenterez la dalle du quartier chinois du XIIIe arrondissement de Paris, vous saurez qu’il y a une vie sous terraine sous vos pieds !

La prochaine fois que j’y monte j’essaye de faire n reportage photo sur les tours des Olympiades qui elles même m’ont fascinés. Une espece  d’utopie urbaine conçue dans les années 70 laissant beaucoup de place aux pietons, mais ça c’est une autre histoire …

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traiteur événementiel streetfood

Au tout début de mon projet #nam je voulais à tout prix apporter la streetfood asiatique en France comme elle est présente là bas, c’est à dire … dans la rue. L’une des images les plus marquante de mes tribulations en asie restera ceci :

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Ces petits tabourets en plastique sont présents à chaque coin de rue. Je voulais en faire mon mobilier de base pour ma boutique. Et puis je  suis revenu sur des plus classiques mange-debout, par manque de place en intérieur. En revanche il est fort probable que l’année prochaine j’installe une terasse avec ces tabourets devant la boutique sur le trottoir.

Comme je vous l’ai dis, #nam participera au festival du 6e continent à Gerland le 30 mai 2013, et là aussi j’aimerais bien retranscrire l’ambiance de la street food vietnamienne avec ces symboliques tabourets, si j’arrive à les trouver dans le commerce d’ici là. Donc avant même l’ouverture de la boutique en juin, #nam aura déjà participé à 2 événements, le premier étant un stand en pleine rue (et en plein froid) lors du nouvel an chinois organisé par l’ACOM. Et là, j’ai fait tilt après avoir lu l’article de Geek and Food (merci Quentin) et m’être souvenu de l’initiative de ces 2 américaines à San Francisco avec leur pop up restaurant. Pourquoi l’activité de traiteur streetfood ne ferait pas intégralement partie du concept #nam. J’ai toujours voulu apporter plus que juste des sandwichs. Une expérience, une ambiance, sont aussi important qu’un produit. J’avais déjà écris qu’importer des concepts étrangers était une bonne solution pour innover en France. Donc l’idée du pop up restaurant  vietnamien n’est pas de moi, mais je la repique sans vergogne, n’oubliez pas mon précédent univers c’etait l’open source.

Quand je parle de traiteur, n’imaginez pas les petits fours et service guindé d’un Pignol, ce n’est pas le même public que je recherche. Non vraiment plus dans une ambiance de vacances décontractées au Vietnam. On va appeller ça du pop up street food. Si vous créer des evenements dans la rue et qu’il vous faut des petits encas pensez à #nam ;) Je rappliquerais avec mes Banh mi et mes petits tabourets rouges. D’ailleur je pense développer une gamme de Banh mi taille réduite, les Mini mi. Aux Etats Unis on appelle ça des sliders, des sandwichs version réduite pour être plus rapidement engloutis et pouvoir passer au suivant avec une autre recette plus vite :) A lyon vous avez Gourmix qui à basé son concept uniquement sur ces sliders, allez tester j’adore. Donc #nam c’est bientôt une boutique de sandwichs à Guillotiere mais pas que, si vous ne venez pas chez #nam, #nam viendra à vous ! Et pourquoi pas une formule picnic sur les berges du Rhône avec Banh mi et tabourets rouges…

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Le pandan cette plante magique

Peu de personnes ont pû gouté au roulé au pandan de ma maman, servi dans son salon de thé Cha Yi. Mais les heureux chanceux ayant bravé cette couleur verte, ont tous été comme envoutés. Le pandan est une plante d’asie du sud d’est dont on extrait la saveur de ses longues feuilles. C’est un colorant tout à fait naturel au parfum inimitable.

copyright Ces desserts d'asie

copyright Ces desserts d’asie

Si vous êtes déjà rentré dans un des supermarchés asiatiques de Guillotiere, vous avez sans aucun doute déjà apercu un grand nombre de « gateaux » et « patisseries » à la couleur verte très prononcé. Ce vert vous a d’ailleur certainement fait fuir. Et bien J’aimerais par ce billet vous expliquer ce à côté de quoi vous passez. N’importe quel asiatique vous le dira : c’est un vrai délice. Au côté du Banh Mi et du café glacé, le roulé au pandan de ma môman sera le troisieme pillier de mon concept streetfood vietnamienne, et là le vert de mon logo prends tout son sens.

Voici une petite galerie des différents desserts préparés à partir de cette extraordinaire plante. J’essaie depuis un an de convaincre papatissier de travailler ces feuilles et je ne désespère pas d’y arriver, il va juste falloir que je lui fasse gouter une fois. Protip : c’est encore plus délicieux avec des saveurs de noix de coco.

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Le café glacé vietnamien ou cà phê sữa đá

Je vous dévoile aujourd’hui la 2e base du concept #nam, le parfait compagnon du banh mi : le café glacé vietnamien ou ca phe sua da.

Aussi étonnant que celà puisse paraître, le Vietnam est le 2e exportateur mondial de café! Mais on ne le consomme pas comme en France en expresso, le café filtre est roi là bas. Avec un petit outil, simple et ingénieux : le filtre individuel à placer directement au dessus de votre tasse.

copyright Digestny

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filtre à café individuel

 

Mais à l’amertume du café il est de coutume de l’accompagner de lait concentré et de glaçons. Allez faire un tour au Vietnam en plein été, vous comprendrez que cette boisson désaltérante est devenue au Vietnam aussi classique que notre expresso, what else? Et voici une superbe vidéo pour mettre tout ça en image réalisée par sooishi :

 

Le ca phé sua da, boisson de l’été 2013 à Lyon? j’en fait mon affaire !

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authenticité et umami

L’authenticité, c’est une valeur que je les foodies réclament souvent pour la nourriture ethnique. Ils veulent des sushis préparés par des maîtres sushi venus tout droit du pays du soleil levant, des naans au fromage cuient dans des fours traditionnels par un indien dodelinant de la tête, et la présence de personnes de la même origine ethnique que les plats en tant que clients dans la salle fait mouche à chaque coup.

Dans l’absolu j’étais assez d’accord avec ce rapide jugement, je suis le premier à fuir les sushis bars tenus par des chinois, proposant aussi bien nems et brochettes au fromage à coté des sushis. Mais en analysant de plus près mon rejet primaire, je me suis aperçu que le restaurant à sushi que je préfère sur Lyon est tenu par un Coréen : le Wasabi. En fait pour moi l’authenticité n’a rien à voir avec le pays d’origine des tenanciers, c’est une histoire de passion.

J’affirme désormais qu’une suédoise peut faire des ramen ou un japonais cuisiner français, d’ailleurs les exemples à Lyon ne manquent pas. Le point commun entre ces personnes ayant décidé de s’approprier les recettes traditionnelles d’une culture où ils n’ont pas baigné dans leur enfance? La passion. La passion fait faire de multiples recherches, voyages, découvertes gustatives et apprentissage de ce qui fait le gout unique de l’authenticité : l’umami.

Je pense qu’il existe un umami par specialité culinaire, quand je veux manger japonais, en dehors des sushis je cherche un gout bien particulier, difficile à décrire, fait d’algue, de soja, et d’une certaine variété de grain de riz. Ce n’est pas parceque vous utilisez ces ingrédients que la recette vous donnera l’umami japonais. D’autres plats sans ces ingrédients peuvent quand à eux tout de suite être assimilé au japon, comme ces grands chefs étoilé qui réussissent à fusionner les cultures. Pour obtenir l’umami, il faut travailler, pas juste décider de le faire. En restaurant coréen sur Lyon il n’y a vraiment que le petit boui boui rue Chevreul Sucrés et salés, où j’ai trouvé l’umami coréen.

Dans le prolongement de cette remarque je connais beaucoup de restaurant chinois qui n’ont aucun gout d’authenticité et de rapport avec ce qu’il y a vraiment dans les assiettes en Chine. En fait j’ai même l’impression que plus un restaurant cherche à faire authentique moins il l’est.

Alors ne recherchons plus l’authenticité mais l’umami.

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Omakase

Ceux d’entre vous s’interessant au monde  culinaire n’auront pas loupé hier sur France 5 un reportage sur la restauration française, regardable sur la catchup TV de France télévision pendant encore 7 jours « Restauration française, un pavé dans l’assiette« . Ce reportage alarmant à succité de nombreuses réactions que j’ai suivi sur twitter. Il est clair qu’il est inacceptable de servir du soit disant fait maison, alors que le seul geste du cuisinier, peut-on encore l’appeller comme ça, a été de dresser l’assiette et de régler le micro ondes.

La spécialité culinaire que je me propose de faire redécouvrir aux lyonnais, les dim sum, ont un passé sulfureux et un présent pas toujours glamour. Certains d’entre vous se souviendront d’une autre emission à scandale en 2004, décrivant les appart raviolis. Des clandestins chinois confectionnant des raviolis vapeurs dans des appartements insalubres. Aujourd’hui la plupart des restaurants achetent leur raviolis vapeurs congelés à des industriels pour eviter tout probleme d’hygiene. Les normes étant de plus en plus drastique, et les charges sociales de la main d’oeuvre tellement élevées que les restaurateurs considérant les dim sum comme une simple entrée ne se cassent pas la tête.

Ma mission première consistant à redorer l’image de cette spécialité cantonnaise, et ma famille disposant du savoir faire, les dim sum seront fait maison de A à Z. Et ils seront réalisés dans les normes d’hygienes adequates. Mais ceci n’est réellement possible qu’en limitant la carte, 6 à 8 variété de dim sum maximum. L’un des default flagrant des restaurants traditionnels chinois est d’avoir une carte débordant de plats. La chine c’est très grand, et les variations culinaires d’une région à l’autre sont inombrables. C’est une erreur de vouloir tout proposer sur la même carte, surtout si c’est pour finalement servir des plats industriels faute d’avoir le temps de tout faire.

Notre société de consommation met en avant la pléthore de choix disponible, il n’y a qu’à regarder les constructeurs de téléphones comme Samsung qui doivent sortir 10 ou 20 téléphones par an tous avec leur particularité pour que chacun corresponde à un client unique. Ou Subway et Starbuck qui annoncent fierement une variation illimité de leur produit « parcequ’on est tous différent ». Je ne suis pour ma part pas fan de cet etat de fait. En fait je suis plus Apple qui ne propose qu’un téléphone par an (minute fanboy)

Omakase, en japonais, ça veut dire : « Je m’en remet à vous ». On peut le dire au maitre sushi pour que ce soit lui qui décide de notre menu, selon l’arrivage du jour et de son inspiration. Ne vous amusez pas à sortir cette phrase dans un restaurant de sushis à Lyon je pense qu’on vous regardera avec de grands yeux. Je trouve vraiment que si l’on va dans un restaurant, c’est pour gouter la cuisine du chef, alors autant le laisser décider de A à Z de ce qu’il va nous servir. J’adore les burritos de Tu esquina, qui propose de choisir ses propres ingrédients afin de composer celui ci à son gout. Et bien pour a part, peut être parceque je suis feignant de choisir, je demande toujours au patron de me confectionner un burritos comme il le ferrait pour lui ou selon son humeur. Omakase. Je n’ai jamais été déçu. Pareil pour les cocktails à l’Antiquaire ou les bières au palais de la bières. Je m’en remet souvent au professionnel des lieux, pour qu’il me fasse découvrir ce qu’il considère aujourd’hui comme sa spécialité. Je trouve ça beaucoup mieux que de commander encore une fois un mojito (wink wink) parceque finalement on ne sais pas quoi choisir sur une vaste carte.

Donc au Yumcha, il n’y aura qu’une toute petite selection de dim sum et de cocktails, renouvellée de façon hebdomadaire. Vous n’aurez pas tout le temps le panier que vous aviez bien aimé lors de votre dernier passage. Mais je suis là pour vous faire découvrir les 1001 variétés de dim sum possible, mais ce sera les unes après les autres.

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Les nouilles et pâtes asiatiques

Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire d’autant plus que c’est une légende bien connue : celle de Marco Polo qui ramèna les pâtes de Chine, à l’époque dénommée Cathay, avec le succès que l’ont connait aujourd’hui en Italie. L’asie offre une toute aussi grande variété de nouilles et pâtes que notre voisine transalpine. Dégustées en soupe ou sautées au wok, elles constituent une des bases alimentaires des asiatiques au même titre que le riz blanc. Voici un petit tour non exhaustif des plats les plus connus. Attention comme pour le billet précédent, je n’ai pas dit que j’en servirait dans mon établissement, juste que j’ai envie de vous faire partager ces plats dans le contexte de leur pays d’origine. Très important pour moi, pour qu’on arrête de penser par exemple que les nems sont chinois.

Ramen

Ah les ramen, presque de quoi disserter sur le sujet dans un article entier tellement ce plat s’est imposé au Japon et de plus en plus en dehors des frontières de l’archipel comme un incontournable. A Lyon, le Yomogi a ouvert le bal des ramen en Septembre 2010. Aujourd’hui fort du succès de cet etablissement, les restaurants similaires ouvrent les uns après les autres. Après le Ramen Shop, rue du Palais Grillet, le GoRamen va ouvrir ces jours ci rue neuve. Ma prof de japonais m’a parlé d’un 4e établissement qui ouvrirai vers Charpennes. Et j’ai également un de mes associé japonais qui carresse l’idée d’ouvrir son propre établissement. Pour l’instant je dois dire que j’ai été déçu par mes expériences lyonnaises par rapport bien sur à ce que j’ai pû gouter au Japon mais également à Honk Kong où le nombre de restaurants à Ramen est impressionant.
Je commande toujours le classique : Le char siu avec une soupe base shoyu. De fines lamelles de porc dans un bouillon sauce soja. Le bol se doit d’être simple et les ingrédient classiques sont du Naruto, une pate de riz colorée avec une spirale, un oeuf Ajitsuke, avec le jaune à peine cuit, et une feuille de nori, cette algue noire japonaise qui vous est maintenant forcement familière.

Bun

Nouilles toutes blanches que l’on retrouve dans un grand nombre de plats vietnamiens, notemment le célèbre Bo Bun, elles sont servies froides ou tièdes. Chaque Lyonnais à SON endroit à Bo Bun, Bo voulant juste dire boeuf. Pour les plus trendy, ils choisiront l’ambiance moderne et branchée de l’indocafé. Ceux à la recherche d’exotisme s’aventureront plus volontiers dans les méandres du quartier chinois de la Guillotière avec le réputé Jonque d’or, auquel je préfère volontier l’étoile d’asie. Si vous êtes un habitué du Gonzo, vous avez certainement remarqué ce petit établissement vietnamien de l’autre coté du carrefour.

Pad Thai
Les pâtes sautées au wok, c’est un classique, et chaque pays d’asie doit avoir sa variante, mais les plus connues sont certainement les Pad Thai … thailandaise. Attention bien prononcer Pad et pas Pâtes. Plûtot un plat streetfood en thailande, vendu directement sur un bord de trottoir, dans un petit charriot ambulant, les Pad Thai ne sont pas vraiment représenté dans les rstaurants thailandais lyonnais qui préfèrent miser sur une cuisine un peu plus haut de gamme. Mais l’ingrédient que j’ai vu  à chaque fois en Thailande par rapport aux versions françaises que j’ai pû gouter c’est cette tranche de citron vert donnant un gout bien particulier au Pad Thai. En france, on a dû se dire que ça ferait trop bizarre cette note d’acidité sur des pâtes.

Pho
C’est encore plus culturel que le bun, le pho est une véritable institution au Vietnam. Dès l’aube, des milliers de vietnamiens convergent tous vers leur gargotte de rue préférée pour y prendre un bol de pho en guise de petit déjeuner. Ca peut paraitre bizarre, mais cette soupe vietnamienne est avant tout un plat de petit déjeuner. On est bien loin de la viennoiserie française. Certains de mes amis vietnamiens nous bombardent sur instagram de chaque plat de pho qu’ils dégustent, me donnant envie d’en manger moi même à chaque fois (Xuan si tu me lit…). Si vous en connaissez pas encore ce plat, je vous conseillerai bizarrement de gouter ceux du Woko. Oui je sais c’est une chaine mais bizarrement leur pho a vraiment des saveurs du pays.

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Asian fusion street food

La street food c’est pour moi l’antithèse de la junk food. Le positionnement populaire n’empêche en rien de choisir des ingrédients frais, de qualité et savoureux. Geek & Food à bien détaillé la vague de la street food américaine, et Le Kitchen Bloggen nous a bien présenté la vague des food trucks qui sévit depuis quelques années déjà outre atlantique. Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un phenomene encore méconnu l’asian fusion street food.

Avec la diaspora asiatique installée aux quatre coins du globe (tiens ça à des coins une sphère ?) l’apparition de ce type de nourriture était inévitable. Le concept c’est de prendre une base de plat connu de tous et d’y ajouter un gout asiatique.

Le tacos coréen
L’un des premiers food trucks sur-médiatisé fût le Kogi , pour Koren Bulgogi. Normalement à base de boeuf haché épicé, le patron du Kogi à eu l’audace de remplacer la viande par du boeuf bulgogi, un des plats favoris coréen. de petits morceaux de boeuf caramélisés dans une sauce soja. Le succès fût immédiat.

Le hot dog japonais (japadog)
A Vancouver, au canada, un japonais a eu l’idée de faire des hot dogs aux saveurs japonaises. Mayonnaise au wasabi, Nori et Bonite en guise de condiment. Cette invention a carrément remporté le « best vancouver hot dog ».

Le sandwich vietnamien (banh mi)
C’est sans doute l’asian fusion street food le plus connu, puisqu’il remonte quand même à la colonisation française de l’indochine. L’une des rares choses de bien qu’ai apporté les français dans ces contrées c’est la baguette (oh ca va). Du coup les vietnamiens se la sont approprié et ont concocté un sandwich savoureux dont la spécificité est d’être riche en légumes vinaigrés (do chua) exactement ce qu’il manquait en touche de fraicheur dans des sandwichs traditionnel.

Malheureusement presque introuvable en France, à part les Banh Mi bien représenté à Paris, j’espere que ceux ci débarqueront prochainement à Lyon, parceque les burgers et les bagels, il commence à y avoir saturation :o

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Couleur de peau : miel

Le Comoedia est vraiment le cinéma que j’affectionne le plus. Sa programmation, loin des blockbusters nous fait découvrir un autre cinéma. C’est le seul cinéma à Lyon qui diffuse un film d’animation que je voulais voir, Couleur de peau : miel. Tiré d’un roman graphique autobiographique, le film retrace la jeunesse d’un adopté coréen en Belgique : Jung. C’est un film très émouvant, et on a le sentiment que l’auteur l’a fait d’abord pour lui et ses proches. Pour que tout le monde comprenne ce qu’il a ressenti.

Je m’intéresse à la culture coréenne depuis 5 ans, avec un voyage au pays du matin calme en 2008. En asie, la Corée est le premier distributeur « d’entertainment ». Que ce soit en Chine, au Vietnam, aux Philippines, la vague coréenne, ou  Hallyu, a relégué la culture japonaise au second plan. Electronique (Samsung, LG), Série TV (kdrama), K-pop (SNSD), mode vestimentaire et bien sur joueurs de Starcraft 2, ils sont désormais incontournables. Une sorte de belle revanche pour ce pays qui a tellement souffert durant et pendant de nombreuses années après la guerre.

Mais c’est principalement culinairement que je suis fan. Je ne pourrais plus me passer de kimchi, du choux fermenté piquant. C’est simple, j’en ai presque toujours au frigo. Les plats les plus connus sont le bulgogi à base de boeuf, le BiBimBap, légumes mélangés avec du riz, et mon préféré mais introuvable à Lyon : le SamGyeopSal, barbecue coréen avec de la poitrine de porc. Il y a bien des barbecue coréen, mais ceux ci se limitent au boeuf, de peur que la poitrine de porc soit trop gras pour les palais français. On grille une tranche de poitrine, Samgyeopsal veux dire 3 bandes de gras, on la roule dans une feuille de salade avec du kimchi et d’autres petits condiments (banchan), et on trempe le tout dans de l’huile de sésame, avant de déguster le tout. C’est facile à faire, aussi j’en prépare régulièrement pour mes amis : c’est convivial et ça change des raclettes et fondues. En revanche il est conseillé d’aérer bien grand, comme pour la raclette et fondue.

photo emprunté au blog Seoul Child

Si vous ne connaissez pas cette cuisine, je vous recommande un petit traiteur : le Sucrés & Salés, 39 rue Chevreul dans le 7e. Il ne paye vraiment pas de mine, mais les plats proposés ici sont un délice. La Ajuma (terme générique pour désigner les femmes d’un certain age qui tiennent ce genre d’échoppe en Corée) est une perle, et j’ai toujours l’impression d’être traité comme un client privilégié quand j’y vais. Elle me rajoute souvent une petite portion de plat, qu’elle a préparé pour sa famille, afin que je goute. C’est ce genre de petite attention qui me font revenir, ainsi que ses bons petits plats bien sur !