Bisounours

Je dois vivre en fait dans le monde des bisounours. Pour moi comme évoqué dans le billet de l’open book management, je ne comprends pas ce conflit permanent patron-employés. Je suis d’un naturel confiant et ne trouve pas Guillotiere comme un lieu glauque et qui craint mais comme un endroit vivant et multiculturel. Et je pense qu’avec du travail on peux transformer un endroit qui ne marche pas en succès.

J’ai signé un compromis pour un petit bar de quartier au chiffre d’affaire ridicule, et ai présenté aux banques mon business plan, accompagné de moult descriptions et une étude de marché approfondie. J’ai précisé que je changeais totalement l’ambiance des lieux avec d’important travaux et un concept qui attirerait une nouvelle clientèle. Toutes les banques s’accordent à dire que l’apport personnel que mes associés et moi présentons est conséquent. Et pourtant j’essuie refus sur refus.

Pour eux ce qui bloque c’est ce delta entre le chiffre d’affaire de la cédante et ce que j’estime réaliser, qu’importe le changement de clientèle et de déco. En gros si je compte faire un CA de 200k€, il veulent que j’achète un fond de commerce qui réalise grosso modo déjà ce chiffre. Pour eux la création de valeur ne peut être brusque. Pour marcher, faut prendre un fond de commerce qui marche, mais du coup le prix de vente de ce genre de lieu est en conséquence.

Retour case départ, et il faut trouver un autre local, dans une autre gamme de prix, et monter le projet différemment. Les chiffres, les chiffres, les chiffres. Pour les banquiers le concept est secondaire. Mais vous en faites pas j’ai la gniak et j’apprends toujours de mes erreurs, il faudra juste patienter pour gouter aux dim sums et cocktails du Yumcha ;)

 

« Je serais sans pareil pour faire lever le soleil de derrière la grande ours » :D

15 Commentaires

  • 18 juillet 2012 - 23 h 19 min | Permalien

    Donc si tu reprends au prix de vente, il faut que tu ajoutes ensuite les travaux, tréso, matos…Donc tu exploses ton budget de départ et tu empruntes plus, donc tu rembourses plus tout les mois, et tu dois ainsi faire plus de chiffre…Que tu n’as pas le droit de faire car tu ferais plus que le cédant…Et donc les banques te suivraient pas…

  • philippe
    18 juillet 2012 - 23 h 22 min | Permalien

    c’est mon cerveau qui explose en ce moment ;)

  • sophie
    19 juillet 2012 - 6 h 43 min | Permalien

    je crois fort en ton projet, courage, accroche toi!!!

  • 19 juillet 2012 - 7 h 08 min | Permalien

    Mince alors… Allez courage Philippe, si ce n’est pas cette fois, c’est que tu peux faire ENCORE mieux :)
    Et on patientera pour les dim sums, promis !

  • 19 juillet 2012 - 11 h 26 min | Permalien

    Aïe effectivement bien pénible tout ça, mais l’essentiel c’est effectivement que tu aies la gniack et que tu continues à te bouger pour prouver au monde (enfin aux banques et aux lyonnais) que ton idée est top ! Perso je n’en doute pas et j’en salive d’avance ! :)

  • 19 juillet 2012 - 13 h 55 min | Permalien

    C’est pas facile tout les jours, mais ce n’est pas pour ça qu’il faut se précipiter…Prend le temps de la réflexion, et vérifie par toi même tout ce que l’on te raconte (y compris nous!)!

  • iorhael
    20 juillet 2012 - 15 h 02 min | Permalien

    Allez courage, accroche-toi ! :)

  • 20 juillet 2012 - 21 h 01 min | Permalien

    Ça n’a pas l’air simple, mais c’est bien que tu ne te décourages pas, on a faim, nous :-)

  • Cy
    2 août 2012 - 15 h 30 min | Permalien

    L’apport représente quel pourcentage? la somme à emprunter fait combien à la louche (si pas trop indiscret). J’ai du mal à me représenter l’investissement monétaire que c’est ce genre de projet.

  • philippe
    2 août 2012 - 15 h 35 min | Permalien

    L’apport représentait 40% du budget total. La somme emprunté était de 100 000€ qui représentait donc les 60% restant. Depuis 2008 les banques sont vraiment plus frileuses.
    Je pense du coup emprunter moins pour un projet coutant moins. La barrière des 100 000€ est importante car en dessous certaines banques peuvent se passer de l’autorisation des organisme de garanties qui la concéderont automatiquement.

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  • max
    10 octobre 2012 - 1 h 54 min | Permalien

    Si tu veux contourner le pb, plutôt que de racheter un fond de commerce, crée le. Plus de pb de cédant d’historique etc… Cqfd.
    Une étude de la concurrence locale suffira en parallèle a justifier cette créa.

    • philippe
      10 octobre 2012 - 8 h 10 min | Permalien

      En centre ville de Lyon il est encore plus difficile de creer de toute piece un bar restaurant avec licence IV. Aucun proprietaire ne veux de commerce alimentaire, restauration ou nuisance. Et meme s’il le voulait c’est a l’ensemble de la copropriété de decider de d’une ag le type de bail qu’ils souhaitent accorder. Apres cela il faut respecter la reglementation et ne pas etre a moins de 100m d’un etablissement publique, d’un parc, d’un lieu de culte. Enfin créer c’est d’autre probleme que reprendre mais j’etudie au cas par cas selon le local.

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