bio, équitable, local, solidarité, transparence

Créer une société aujourd’hui ce n’est pas seulement avec un but de devenir riche ou de créer des emplois. Les apprentis entrepreneurs que je croise ou lis ont la plupart du temps la même envie : fuir le monde de l’entreprise qu’ils connaissent mais dans lequel ils ne se reconnaissent pas et créer leur entreprise, à leur image. Ils y insufflent toutes leurs idées et passion et chose qui prends de plus en plus d’importance, leurs convictions. Les entreprises sont peut être le moyen le plus efficace de changer le monde, aussi insignifiante que soit leurs poids et actions.

Elles ne se sont d’ailleur pas géné pour changer profondement le monde, avec un but de rentabilité et de profit maximum. En conséquences on a assisté impuissant aux délocalisations, scandales alimentaire et autre joyeusetés qui se banalisent bien trop rapidement. Je suis persuadé que c’est un peu ce sentiment d’impuissance en tant que salarié, qui n’a pas guère l’occasion d’exprimer ses convictions à part à la machine à café, qui pousse de nombreuses personnes à entreprendre.

Pour un entrepreneur en restauration, les questions éthiques d’aliments bio, issus du commerce équitable, sourcés localement et en toute transparence doivent se poser. On doit en finir avec l’image du « je produis, tu consommes ». Je n’etais à vrai dire pas trop sensibilisé à ces notions, mais j’ai la chance d’avoir des amis très engagés, des consom’acteurs comme les nomme la presse, avec qui je peux discuter de tous ces points. Dites moi où vous en êtes vous avec toutes ces notions.

L’ideal pour moi serait de me rapprocher d’un producteur local afin de lui demander de cultiver les legumes dont j’ai besoin pour réaliser mes recettes : carottes, daikons, concombres, coriandre, voir pandan, jalapenos et mission impossible, papaye. La possibilité d’une production toute l’année pour ces ingrédients essentiels aux banh mi est une vrai problematique. Une cuisine de marché s’adapte aux produits de saison mais comment faire quand on part d’un concept et produit unique? Je vais investiguer dans ma région pour trouver des producteurs qui pourront et voudront accompagner ma démarche. Si vous en connaissez n’hésitez pas à me les signaler. Au passage n’hésitez pas à rejoindre l’electro salade pendant les nuits sonores au live station, l’un de ces commerces tenus par des entrepreneurs engagés.

Un autre point que je voulais aborder dans ce billet fleuve c’est la solidarité et l’implication d’un commerce dans la vie de quartier. J’ai choisi Guillotiere pour des raisons précises. Beaucoup se chagrinent d’une certaine gentrification du quartier qu’ils voient arriver à grande vitesse. Les bars associatifs ou en SCOP, le nombre d’épiceries bio s’y installant était un signe avant coureur. L’implantation de l’hotel Mama Shelter à encore renforcé ce sentiment. Pour que le 7e ne se transforme pas en un disneyland pour hipsters, l’implication des commerces dans la vie de quartier est essentiel. Une initiative de longue date que j’applaudis est celle du café Milano établissement pourtant haut de gamme qui accueille chaque année pour un repas de Noel ses voisins SDF du foyer notre dame des sans abris. Une initiative plus récente est celle du café suspendu. Un groupe facebook de reflexion sur Lyon s’est déjà formé, il y a de forte chance pour que je le propose au #nam. Une autre chose c’est que le 30 mai 2013, #nam s’occupera d’un stand de banh mi au festival du 6e continent à Gerland, association bien ancrée dans le 7e arrondissement qui valorise la diversité culturelle, et la vie de quartier, alors Tous à la Guill’ !

festvi

6 Commentaires

  • 28 avril 2013 - 15 h 25 min | Permalien

    « ils y insufflent leur convictions », c’est complètement ça! Dans l’idéal, je souhaiterais utiliser au maximum des produits locaux, faire marcher les circuits courts, privilégier les emballages autres que plastique, etc. enfin tout ça c’est sur le papier, mais l’envie est bien là :)

  • philippe
    28 avril 2013 - 16 h 57 min | Permalien

    l’équation devrait être simple à résoudre : d’un coté des producteurs qui veulent un peu mieux gagner leurs vie, de l’autre des consommateurs qui veulent avoir plus d’informations sur ce qu’ils mangent.

  • 28 avril 2013 - 17 h 43 min | Permalien

    CLAP CLAP pour ce billet !

  • 28 avril 2013 - 20 h 17 min | Permalien

    la problématique soulevée est la bonne, et c’est une démarche sacrément volontariste pour un projet de resto comme le tien de miser sur le local et de saison – bravo !

    essaie de contacter Christophe de ma part ici pour ton approvisionnement (http://www.ptitmarche.com/), il pourrait être sensible à ta démarche et à ton projet.

    E see you p-ê le 30 mai, si on est par là !

  • Pingback: #nam blog » Atelier Banh mi bio chez Satoriz

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