Archives mensuelles: juin 2013

à la carte aides cuisine entrepreneur Lyon marketing

Atelier Banh mi bio chez Satoriz

Aujourd’hui, Satoriz Mont d’Or m’a invité à tenir un atelier de Banh mi chez eux dans leur grande boutique de produits biologiques à Champagne au Mont d’or. C’était pour moi l’occasion de concrétiser plusieurs choses. Déjà rencontrer Yannick et toute sa sympathique équipe qui oeuvrent pour une consommation éthique et saine. Ensuite tester leurs produits biologiques puisque c’était l’une des pistes de sourcing que je m’étais fixée. Et enfin recueillir le retour de consommateurs sensibilisés au bio. L’expérience, tout comme le stand du 6e continent fût très instructive. Rien ne vaut le terrain pour expérimenter le métier en attendant la finition des travaux de mon local.

atelier-satoriz

merci à Aude de Epices et compagnie pour la photo

A ce sujet, les artisans ont tous fini leurs interventions et je me retrouve seul pour finaliser les dernières touches. Enfin pas tout à fait seul car je peux compter sur l’aide réelle de ma famille. Vraiment des fois je me sens dépassé par ce que j’ai entrepris : tenir une boutique de sandwich est une chose, retaper en entier un local en très mauvais état en est une autre. Heureusement donc que ma famille m’épaule et m’encourage. Amis entreprenneurs en solo, être entouré c’est vraiment décisif pour garder la motivation, ne le sous estimez pas. Merci papa, maman, soeurette et Arnaud. J’espère que le prochain billet sera pour vous annoncer l’inauguration…

cuisine entrepreneur Lyon marketing

En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai remet ton kawai

601686_344201365702237_1727295616_n

 

Petit billet à chaud de retour d’expérience de la tenue d’un stand de nourriture pendant le festival du 6e continent qui a eu lieu ce week end. Gaelle de l’Association des Chinois d’Outre Mer a été contactée par le 6e continent pour élargir la gamme de restauration du monde qu’ils proposaient déjà les années précédentes aux festivaliers. Comme expliqué dans ce billet, je souhaite m’investir dans la vie du quartier de la Guillotière et soutenir les associations oeuvrant pour la diversité culturelle. C’est donc avec grand plaisir que j’ai accepté la sollicitation de Gaelle et du 6e continent de tenir un stand de Banh Mi au nom de l’ACOM. Bien qu’en phase de bouclage financier de l’entreprise et finalisation du chantier du local, je me suis dit que c’était l’occasion de nouer et de renforcer des liens avec ces 2 associations oeuvrant pour la culture, l’échange et la découverte de l’autre.

Les 2 soirées ont été totalement différentes. Vendredi en raison de la pluie, très peu de festivaliers ont fait le déplacement jusqu’à Gerland, et nous n’avons pu vendre qu’une quinzaine de sandwichs. Bien loin du stock affecté ce soir là. Le lendemain, nous avons bénéficié d’une éclaircie salvatrice qui nous a permis d’écouler le stock affecté au samedi. Si je décide de tenir un stand au nom de #nam un jour, l’imprévu logistique des intempéries pourrait très vite plomber les finances avec des denrées périssables en perte sèche. Sur ce coup, l’ACOM devrait tout juste retomber sur ses pattes, et étant bénévole pour elle, je n’aurais engagé moi même que du temps et de l’énergie. Mais en cette période charnière de mon projet ce sont 2 ressources presque plus importantes que l’argent comme le fait remarquer Qyrool dans son billet. Heureusement donc que c’était un coup d’essai pour moi.

Mais je refuse de voir le bilan au négatif (Bisounours… tout ça). Pour moi ça a été un excellent coup de chauffe pour ma propre activité . Surtout si comme je le souhaite, je développe la partie évènementielle. Aussi bien du point de vue logistique en amont des achats, que de la décoration du stand, la préparation des sandwichs et l’accueil du public, j’ai déjà noté plusieurs pistes d’améliorations.

1 – . Le Banh Mi sera extrêmement dépendant du temps. Il y avait 6 stands de nourritures du monde. Les autres stands proposant tous des plats chauds. Avec la pluie ces plats ont gagné plus aisément la faveur du public. Ensuite c’est à contrebalancer avec l’équipement nécessaire. Alors que je n’avais quasiment aucun équipement les autres associations ont dû amener de l’électro-ménager au branchement délicat sous la pluie. D’autre part alors que notre stand ne nécessitait que 2 personnes, les autres mobilisaient pas loin de 6 personnes. Il va falloir trouver le bon compromis entre diversifier le carte et la simplicité du concept souhaité initialement.

2 -. La gestion de stock. Ne rien vendre un jour et tout écouler le lendemain, alors que les 2 jours ont nécessité le même temps de préparation et d’achat de matières, j’ai l’exemple parfait des aléas du métier. De ce point de vue il va réellement falloir faire très attention, pour ne pas gâcher de la nourriture et être au plus juste.

3- . Le nombre de personnel. Hier, samedi, nous avons donc servi 200 festivaliers. C’est peu je pense par rapport aux autres stands. Pourtant nous avons travaillé en continu plus de 8 heures d’affilé, nous n’aurions tout simplement pas pu servir plus de personnes à 2. A voir si augmenter le nombre de personnes derrière le stand peut en effet augmenter les ventes. Même si la préparation d’un sandwich prend actuellement moins de 30 secondes, au moins pour les festivals préparer quelques bases à l’avance ne pourrait pas faire de mal. Bien que je tenais à préparer chaque sandwich sous les yeux du clients. Là je me retrouve avec une équation à 2 inconnues, à savoir, X type de nourriture proposée, Y nombre de personnel. Quel facteur a été le plus déterminant…

4-. L’aménagement du point de vente. Par rapport aux autres stands, notre offre unique fût un peu chiche. De plus n’agissant pas au nom de #nam je n’ai pu mettre en place tout le merchandising que j’ai préparé pour la boutique, ce n’était pas une opération commerciale de #nam. Les gens furent donc un peu perplexe sur ce que nous proposions. L’affichage sur site et la pédagogie pour de la nourriture ethnique est donc primordiale.

5-. La gestion du stress. C’était une première expérience, nous l’avons fait dans un cadre associatif à la bonne franquette, mais le stress généré en amont lors de la préparation du festival fût lui bien réel. Il faut que je m’organise mieux pour que tout roule comme sur des roulettes et que je ne cours pas à droite à gauche la prochaine fois.

En conclusion, même si au bilan nous avons dépensé plus d’énergie et de ressources que les résultats obtenus, je repars avec l’expérience et la promesse d’améliorer les choses ou de savoir juger si ma présence sur un type d’événement selon les prévisions météo sera rentable.