Archives mensuelles: mars 2013

ambiance entrepreneur

en chantier

Petit retour au paléolithique du web, vous vous souvenez de ces trucs kitchissimes ?

je devrais presque les coller sur la vitrine, car depuis 15 jours je vie dans la poussière de plâtre. Mais j’aime ça ! Se coucher avec des courbatures mais le sourire jusqu’aux oreilles car on palpe enfin du concret. D’une idée, au concept écrit et dessiné informatiquement, là on passe au réel, on voit que ça avance. On transpire beaucoup plus, les journées sont plus chargées, l’erreur moins pardonnable à ce niveau du projet, mais je suis moins stressé qu’avant, le #nam existe IRL. Et c’est bien ça que je suis venu chercher dans ce metier.

Après avoir cassé toutes les cloisons, enlevé les revêtements plafond et murs, aujourd’hui et avec l’aide de papatissier, kitchen bloggen, beijing8 et mon père on a démonté une partie de la mezzanine, et les bras supplémentaires n’étaient pas de trop ! Toutes ces opérations combinés révèlent enfin le potentiel du local en luminosité une fois que la vitrine serra posée à la toute fin des travaux. C’est d’ailleurs celle ci qui prendra le plus de temps, avec un temps de construction estimé de 6 à 8 semaines et un délai administratif de minimum 2 mois. La date d’ouverture ne serra donc pas avant juin.

Quelques photos de Connie Z.

ça poutre !

l’équipe de bucherons

et le chef de chantier qui donne des ordres d’en haut

 

entrepreneur

POS ou systeme de caisse

Ce billet ne va interessé que ceux qui ouvrent effectivement leur restaurant. Il y a tellement de chose a finaliser avant l’ouverture programmée dans 2-3 mois que j’ai l’impression de changer constamment de tâche. Finaliser la création de la société, s’assurer d’un statut et d’une protection en tant que travailleur non salarié, contacter les artisans pour l’amenagement du local, les travaux que je fais moi même, et je n’ai pas encore lancé le contact avec les fournisseurs ! Entre tout ça il y a une quête que je me suis lancé depuis à peu près 3 mois : trouver un système de caisse peu onéreux et un minimum connecté.

Il existe 2 grands types de systèmes : soit la caisse enregistreuse classique avec ses grosses touches physiques des fois programmable dont le prix varie de 300 à 500€. Soit des systèmes à base d’ordinateur et écran tactile, accompagné de logiciels de gestion comptable et de stock, où là les prix dépassent les 1500€ et sont souvent accompagnés d’un abonnement mensuel à plus de 60€.

Si le prix des premières est tout à fait acceptable, elles n’assurent qu’un minimum de service : impression de ticket, et production sommaire d’un journal des ventes. Quand au 2e, il est beaucoup trop cher, et je sais pertinemment que les softs proposées seront des usines à gaz dont je n’utiliserait que 10% des capacités.

Ma solution hybride repose sur le fait d’utiliser mon ipad mini comme systeme de caisse, et là la chasse à la bonne app a été difficile, mais je pense enfin avoir trouvé la perle rare. Entre les softs super laid, car j’apporte toujours de l’importance à l’esthetique d’un soft, ça fait parti intégrante pour moi de l’ergonomie et de l’intuitivité à l’utiliser, et les softs super cher qui ont conservé un systeme d’abonnement mensuel sous prétexte de backup dans le cloud, aucun soft ne me satisfesait. Jusqu’a ce que dans une analyse concurentielle d’une enseigne de Banh Mi berlinoise, BaBanBé, je m’aperçois qu’ils utilisent une nouvelle app d’une startup berlinoise egalement : OrderBird.

Gratuite, intuitive, complète  avec les bons rapports qui vont bien et une configuration vraiment complète, je l’ai adopté en 2 soirs, esperont qu’ils ne changent pas trop leur model économique parcequ’un soft gratuit de cette qualité ça me va très bien. Il me reste à valider la compatibilité avec une imprimante à ticket muni d’un WPS, serveur d’impression wifi car on ne connecte pas directement l’imprimante en usb sur l’ipad. Le tiroir caisse est relié à l’imprimante qui se charge de déclencher l’ouverture automatique. En tout cas les acteurs historique du marché des POS (point of sale) sont assis depuis des années sur un marché captif où ils pratiquent des prix exorbitants, et je ne suis pas mécontent de voir des startups débarquer pour chambouler tout ça.

ambiance design entrepreneur Lyon

Stage 1 cleared, please proceed to the next level

Voilà j’ai signé un bail pour un local commercial et j’ai les clés depuis jeudi dernier. La premiere marche du projet qui m’a bloqué jusqu’alors est désormais franchie \o/ !

La prochaine étape du projet est de réaliser des plans de réaménagement et de les soumettre pour avis consultatif à l’Architecte des Batiments de France (ABF) puis décision par la mairie pour le permis de construire. Quand on reprends un commerce, on veut toujours qu’il soit à notre image, aussi l’existant ne nous convainc que rarement. L’emplacement? place Raspail dans le 7e, en face de la piscine du Rhône. Mais inutile de passer, le temps que mettent les autorisations et travaux, rien ne serra montrable avant 2 mois. Et là mes prévisions sont encore optimistes par rapport aux avis des amis architectes que j’ai rencontrés. Eux tablent plus sur 6 mois ! Impossible pour moi de payer 6 mois de loyer sans revenus.

Ils m’ont conseillé ce week end un soft gratuit racheté par Google, décidement ils sont partout, Sketchup. N’ayant pas les fonds pour engager vraiment un architecte comme je l’avais fait pour Yumcha, je me suis lancé moi même dans la modélisation 3D des travaux.

façade actuelle du local

facade actuelle modelisée

intérieur

démolition façade

pose vitrines

Ces travaux apporteront beaucoup de lumière au local qui pour l’instant ne dispose que de petites fenetres, le prix s’élève environ à 8000HT. Un somme conséquente mais nécessaire à l’accueil du public et l’image de #nam.

Ensuite j’aimerais bien habiller cette façade et c’est là que l’ABF peut poser son veto. Il est garant de l’architecture et du patrimoine des villes et campagnes de France. Voilà ce que j’ai modelisé mais je sais que je devrais le retravailler pour être plus sobre et que la façade s’integre mieux à son environnement.

habillage

intégration de la vue au bâtiment existant

Je ne suis pas mécontent d’être sorti de la première phase du projet et les défis de la seconde phase me changent les idées : finies les recherches incessantes de locals et les plans financiers à présenter aux banques. Là c’est une partie creative suivie surement d’une partie physique quand je commencerais à mettre la main au plâtre.