Archives mensuelles: février 2013

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Le renouveau du Banh Mi

C’est avec une phrase quasi identique que je vous accueillais l’année dernière sur ce blog au debut du projet, pour vous présenter les dim sum. Un banh mi, le banh mi standard c’est du pain baguette, de la sauce maggi, de la mayonnaise, des longues tranches de concombre, du porc laqué, des carottes et daikon vinaigrées, de la coriandre et de la sauce piquante si vous n’êtes pas une chochotte ;)

et voilà, on peut varier les plaisirs avec un choix de viande différente, mais la spécificité de ce sandwich est son coté frais car débordant litterallement de legumes : si vous prennez la version avec des piments frais, vous aurez vos 5 fruits et légumes par jour ;)

Après pas de chichi dans le concept que je veux faire. Autant le Yumcha avait une ambiance feutrée et des cocktails raffinés, autant les produits pour le concept #nam sont simple. Il faut savoir adapter le concept à son produit et cible et même si le banh mi buzz bien en ce moment, hors de question pour moi de sortir un sandwich à 6€ comme un bagel ou autre sandwich à la mode. Non c’est un concept de crise que je vais realiser : je vais essayer de faire le banh mi à 3€50, moins cher qu’un sandwich boulangerie. Banh mi et café glacé a emporter, tout simplement. Vous avez peut etre déjà vu le nouveau logo sur twitter :

Le 10 février, c’était le nouvel an chinois et j’ai pris un stand pour tester la vente des banh mi. Ils sont parti à vitesse grand V, près d’une centaine en moins de 4h. Ce fût une très bonne expérience.

 

Asie entrepreneur Lyon

leçons et pragmatisme

Il est temps de faire le bilan des 12 mois de création d’entreprise. Je vous avoue sincèrement que cette année a été pour moi la plus éprouvante de toute mon existence du haut de mes 33 ans. Je pensais avec beaucoup trop d’enthousiasme détenir les compétences, les contacts, la passion et la motivation pour réussir ce projet dans les meilleurs délais. La réalité du terrain à laquelle j’ai été confronté m’a fait clairement ravaler ma fierté et me poser des questions sur tous ça. Ai je vraiment l’étoffe d’un entrepreneur, ai-je le courage et la persévérance requise? Ce fût un véritable combat psychologique pour ma santé mentale et physique avec vraiment de gros moments de doutes affectant de manière significative ma vie sociale et mon caractère.

1ere leçon : tu ne peux compter que sur toi même

Tout au long du projet on rencontre des intervenants, les agences immobilières, les banques, les organismes de garantie etc… On se dit qu’on va suivre les procédures, prendre des rendez vous, élaborer de gros dossiers, remplir des formulaires, passer des coups de fil et attendre les retombés de tout ce travail. Et 90% du temps, on attends 1 semaine, 2 semaines, en stressant, en se disant qu’on ne va pas être trop insistant et qu’on a fait ce qu’il fallait. Et puis rien. Le téléphone ne sonne pas. Dès que l’on est confronté à une autre entreprise, il ne faut pas attendre qu’elle fasse avancer le dossier pour vous, c’est à vous d’être pro actif, quitte à mettre de coté ce que vous pensez être des bonnes manières de pratiquer le business. Non il faut harceler les gens. Ce n’est pas dans mon caractère, mais leçon apprise.

2eme leçon : les idées c’est bien l’expérience c’est mieux

Vous aussi vous avez une super idée qui ne peux foirer, vous avez tourné le projet dans tous les sens, fait des études de marché qui affirment que votre clientèle n’attend plus que vous ? Si vous n’avez pas un passé de serial entrepreneur brillant, ce que vous direz à votre conseiller à la banque serra aussi utile que de jouer au loto. Il vous accueillera tout sourire, mais du coté des analystes qui détiennent le véritable pouvoir de décision, toutes les alarmes retentirons. Un banquier c’est celui qui vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le retire dès qu’il pleut.

conclusion : changement de projet !

Et donc la conclusion de toute cette année d’effort pour le projet de bar restaurant avec des dim sum Yumcha?
Et bien je suis contraint de le ranger dans un placard en attendant de pouvoir le financer. Mais je ne vais pas retourner dans l’informatique pour autant. Alors quoi? Et bien je pars en fond propre sur un projet tout à fait différent mais tout aussi passionnant. Un nouveau produit, un nouveau concept, un nouvelle clientèle, et un nouveau nom : #nam.

Une sandwicherie demande beaucoup moins de fond qu’un bar resto c’est sur, mais si vous m’avez suivi jusque là vous savez que j’apporterai toute l’attention necessaire à l’authenticité de l’expérience que je souhaite vous proposer : un voyage express dans les rues de Saigon, Vietnam. Le produit? le Banh Mi et le café je vous en reparle prochainement ;)