Archives mensuelles: juillet 2012

entrepreneur

Bisounours

Je dois vivre en fait dans le monde des bisounours. Pour moi comme évoqué dans le billet de l’open book management, je ne comprends pas ce conflit permanent patron-employés. Je suis d’un naturel confiant et ne trouve pas Guillotiere comme un lieu glauque et qui craint mais comme un endroit vivant et multiculturel. Et je pense qu’avec du travail on peux transformer un endroit qui ne marche pas en succès.

J’ai signé un compromis pour un petit bar de quartier au chiffre d’affaire ridicule, et ai présenté aux banques mon business plan, accompagné de moult descriptions et une étude de marché approfondie. J’ai précisé que je changeais totalement l’ambiance des lieux avec d’important travaux et un concept qui attirerait une nouvelle clientèle. Toutes les banques s’accordent à dire que l’apport personnel que mes associés et moi présentons est conséquent. Et pourtant j’essuie refus sur refus.

Pour eux ce qui bloque c’est ce delta entre le chiffre d’affaire de la cédante et ce que j’estime réaliser, qu’importe le changement de clientèle et de déco. En gros si je compte faire un CA de 200k€, il veulent que j’achète un fond de commerce qui réalise grosso modo déjà ce chiffre. Pour eux la création de valeur ne peut être brusque. Pour marcher, faut prendre un fond de commerce qui marche, mais du coup le prix de vente de ce genre de lieu est en conséquence.

Retour case départ, et il faut trouver un autre local, dans une autre gamme de prix, et monter le projet différemment. Les chiffres, les chiffres, les chiffres. Pour les banquiers le concept est secondaire. Mais vous en faites pas j’ai la gniak et j’apprends toujours de mes erreurs, il faudra juste patienter pour gouter aux dim sums et cocktails du Yumcha ;)

 

« Je serais sans pareil pour faire lever le soleil de derrière la grande ours » :D