Archives mensuelles: juin 2012

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Open book management

En exposant mon projet et mon expérience à différents interlocuteurs au salon des entrepreneurs la semaine dernière, il y a une personne en particulier que je n’ai pas réussi a séduire. Son principal argument était que je revenais de 12 ans d’expérience en informatique, et que se lancer dans la restauration sans être soit même de la partie était suicidaire. Je n’ai pas eu le temps malheureusement de lui exposer ma vision des choses, aussi je vais l’exposer dans ce billet.

Son postulat de départ était que je serrais trop dépendant d’un chef en cuisine. Si celui ci décidait de refuser de travailler un soir s’il n’était pas augmenté, je serais coincé. Pour moi un restaurant doit se gérer comme n’importe quel entreprise plus classique. Si j’en arrive a ce genre de situation, c’est que j’aurais fait 2 erreurs : l’une au recrutement et l’autre lors du management. Si j’étais cuisinier moi même je pourrais solutionner ce genre de conflit en prenant la place de l’employé. Mais avec un bon management je peux tout simplement anticiper et éliminer ce problème, attitude pour moi beaucoup plus saine.

Quel que soit son domaine d’activité une entreprise est constituée de différentes personnes aux compétences diverses et il ne tiens qu’au patron de bien les exploiter, les valoriser et les rétribuer. J’ai par le passé travaillé dans de nombreuses entreprises où il était clairement statué que « personne n’est irremplaçable », ce qui entraînait un sentiment de n’être qu’un outil de production plutôt qu’un être humain pour l’employé. Si j’ai décidé aujourd’hui de monter mon entreprise c’est peut être avant tout pour laisser libre court à mes idées et mon ambition sans être bridé par une hiérarchie. Et je veux pousser l’idée plus loin en élargissant ces bénéfices à l’ensemble des gens qui travailleront avec moi.

Jeudi, j’ai assisté à une mini onférence à l’atelier des médias, animé par Grant Gudgel : « L’entreprise ouverte et la création de valeur collaborative« . L’échange a été passionnant et je suis ressorti avec pleins de références à checker. Notamment le terme de « Open Book Management« . Imaginez une entreprise où tout les comptes sont affichés au mur. Chacun connait le salaire des autres et même du patron, chacun connait les couts et marges des produits, et le plus important : tout le monde peux proposer une piste d’amélioration au process et à la rentabilité de l’entreprise.

J’ai de grandes ambitions pour Yumcha, et je suis persuadé que je ne pourrais les accomplir seul. Qui mieux que les personnes que je choisis pour travailler avec moi pour porter et faire progresser l’entreprise. Je ne veux pas être un self made man, je veux juste réaliser mes ambitions et si je peux au passage aider à réaliser celles d’autres personnes, c’est encore mieux. J’ai toujours eu l’intime conviction que le travail collaboratif, sur un même pied d’égalité, en responsabilisant et écoutant les idées de chaque personne, en laissant le droit aux gens de faire ce qu’ils pensent bon pour l’ensemble, est une meilleure approche que la hiérarchie classique du boss et de ses exécutants.

Pour exemple, la Game Dev Party, va fêter demain, le 24 juin,  son premier anniversaire. C’est un petit projet que j’ai eu envie de réaliser sans moyens ni grandes connaissances du monde associatif. J’ai eu la chance de tout de suite tomber sur l’oreille attentive de Sarah (@mereteresa), et tous les 2 nous sommes aller exposer notre projet à Pascale (@plagahe) de l’atelier des médias, pour lancer notre premier événement consacré à la création de jeux vidéos en 1 week end. Un an après, et après avoir croisé sur notre chemin Anne Laure, Marc, Laurent, Sylvain et tant d’autres, c’est une association dont je suis le président, qui organise différents types d’événements et de conférences autour de la création de jeux vidéo avec à chaque fois salle comble. Que d’émotion pour moi lors de la dernière conférence, imaginée, organisée et animée par Laurent et Anne Laure principalement. J’avais l’impression que mon bébé venait de faire ses premiers pas tout seul, sans mon aide, et ça c’est vraiment un super sentiment d’accomplissement, bien plus que si j’avait tout fait tout seul. Je ferais tout pour que Yumcha soit une aventure humaine aussi enrichissante que l’est la Game Dev Party.

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Couleur de peau : miel

Le Comoedia est vraiment le cinéma que j’affectionne le plus. Sa programmation, loin des blockbusters nous fait découvrir un autre cinéma. C’est le seul cinéma à Lyon qui diffuse un film d’animation que je voulais voir, Couleur de peau : miel. Tiré d’un roman graphique autobiographique, le film retrace la jeunesse d’un adopté coréen en Belgique : Jung. C’est un film très émouvant, et on a le sentiment que l’auteur l’a fait d’abord pour lui et ses proches. Pour que tout le monde comprenne ce qu’il a ressenti.

Je m’intéresse à la culture coréenne depuis 5 ans, avec un voyage au pays du matin calme en 2008. En asie, la Corée est le premier distributeur « d’entertainment ». Que ce soit en Chine, au Vietnam, aux Philippines, la vague coréenne, ou  Hallyu, a relégué la culture japonaise au second plan. Electronique (Samsung, LG), Série TV (kdrama), K-pop (SNSD), mode vestimentaire et bien sur joueurs de Starcraft 2, ils sont désormais incontournables. Une sorte de belle revanche pour ce pays qui a tellement souffert durant et pendant de nombreuses années après la guerre.

Mais c’est principalement culinairement que je suis fan. Je ne pourrais plus me passer de kimchi, du choux fermenté piquant. C’est simple, j’en ai presque toujours au frigo. Les plats les plus connus sont le bulgogi à base de boeuf, le BiBimBap, légumes mélangés avec du riz, et mon préféré mais introuvable à Lyon : le SamGyeopSal, barbecue coréen avec de la poitrine de porc. Il y a bien des barbecue coréen, mais ceux ci se limitent au boeuf, de peur que la poitrine de porc soit trop gras pour les palais français. On grille une tranche de poitrine, Samgyeopsal veux dire 3 bandes de gras, on la roule dans une feuille de salade avec du kimchi et d’autres petits condiments (banchan), et on trempe le tout dans de l’huile de sésame, avant de déguster le tout. C’est facile à faire, aussi j’en prépare régulièrement pour mes amis : c’est convivial et ça change des raclettes et fondues. En revanche il est conseillé d’aérer bien grand, comme pour la raclette et fondue.

photo emprunté au blog Seoul Child

Si vous ne connaissez pas cette cuisine, je vous recommande un petit traiteur : le Sucrés & Salés, 39 rue Chevreul dans le 7e. Il ne paye vraiment pas de mine, mais les plats proposés ici sont un délice. La Ajuma (terme générique pour désigner les femmes d’un certain age qui tiennent ce genre d’échoppe en Corée) est une perle, et j’ai toujours l’impression d’être traité comme un client privilégié quand j’y vais. Elle me rajoute souvent une petite portion de plat, qu’elle a préparé pour sa famille, afin que je goute. C’est ce genre de petite attention qui me font revenir, ainsi que ses bons petits plats bien sur !

Asie cuisine Lyon

Le bubble tea

Le bubble tea, c’est une boisson à succès en asie, principalement dans les grandes villes auprès des jeunes. Boisson marrante à boire, des grosses billes de tapioca reposent au fond du verre, que l’on aspire avec une grosse paille, il y a donc à boire et à manger :)

A Hong Kong on en trouve à tous les coins de rues. A Lyon je vous livre ici les 2 seules adresses que j’ai trouvé pour déguster cette boisson surprenante.

Taste & Sea : une toute petite boutique située au 50 rue pasteur près du quartier chinois du 7e arrondissement. Cette boutique propose des petits plats made in Taiwan, comme le popcorn de poulet ou les saucisses de Taiwan.

Woko : 3 adresses dorénavant pour ce fast food vietnamien qui a réussi à proposer des plats traditionnels vietnamiens dans un cadre moderne; Part-dieu, Vaise, Confluences.
J’ai été un peu surpris par le bubble tea servi la-bas. Il n’y a pas de thé dans tous ! En fait ils ont juste gardé les billes de tapioca et nous les servent dans des milkshakes à base de Ben & Jerry. Pas mal au final.

Hong Kong de part son passé colonial anglais et sa population principalement chinoise, entretient une double relation complexe avec le thé. D’un coté, on y place la dégustation de thés rares et chers au niveau d’art, comme au japon, au cours d’une véritable cérémonie du thé, appellée Cha Yi. Et de l’autre, on le mélange sans complexe avec du lait, héritage britannique.

Dans les yumcha, le thé suit encore un rituel différent. C’est principalement du thé jasmin qui est servi, la plupart du temps gratuitement et à volonté. Une fois votre théière vide, inutile d’appeler le serveur : il vous suffit de placer le couvercle de la théière en équilibre, vous serez resservi sans avoir dit un mot. Et lorsque quelqu’un à votre table vous ressert en thé, inutile de le remercier verbalement : tapottez juste la table avec votre index et majeur. C’est une coutume qui remonte à une ancienne légende chinoise. Un roi voyageait incognito. De passage dans un yumcha, il était assis à la même table que ses servants et allait même jusqu’à les servir en thé. Ceux-ci, habitués à se prosterner à chaque action du roi, ne pouvait le faire sous peine de dévoiler sa royale ascendance. Aussi inventèrent-ils ce discret signe, symbolisant leur gratitude et leur total dévouement à leur roi.