Archives mensuelles: avril 2012

emploi entrepreneur Lyon

Le timing parfait n’existe pas

C’est toujours anxieux que j’aborde les démarches administratives. Plus il y a d’interlocuteurs différents, plus la gestion du timing est compliquée. Certaines démarches vous demande certains papiers, et vous vous rendez compte que vous ne pourrez obtenir ces dits papiers auprès d’un autre interlocuteur qu’après avoir validé la démarche numéro une. C’est un véritable serpent qui se mord la queue.

Dans ma tête ça ressemblait grosso modo à ça :

  1. demande ACCRE et déblocage des indemnités ASSEDIC grâce à l’ARCE.
  2. signature d’un compromis avec le propriétaire d’un fond de commerce
  3. dossier de prêt d’honneur à taux zero dans le dispositif NACRE
  4. emprunt bancaire
  5. création de la société

Mais dans la réalité, l’ACCRE et donc l’ARCE se demandent en même temps que le dépot d’immatriculation de la société. C’est un peu fou, je dois créer une société sans être parfaitement sûr des sommes que j’investi au capital. Il est a noté que je ne suis pas obligé de déposer en banque la totalité des fonds mobilisés pour la formation du capital. Je dois déposer au minimum 20% et libérer le numéraire restant dans les 5 ans.

Pour le propriétaire d’un fond de commerce, la signature d’un compromis est un acte non dénué de sens : pendant la durée du compromis, de 2 à 3 mois, il ne peux vendre son bien à une autre personne. Une durée qui correspond tout juste aux délibérations des organismes bancaires dans l’attribution d’un prêt. A tel point que je me retrouve dans la situation où la propriétaire m’a fait comprendre que je devais aller au plus vite, sans assurance de compromis. Devant la rareté des fonds de commerces, je n’ai pas trop d’autre choix que de commencer mes démarches bancaires dès aujourd’hui, sans compromis.

Donc alors que je pensais chronologiquement effectuer tâches et démarches l’une après l’autre, je me retrouve dans un grand sac de noeuds où le plus simple est de lancer toutes les démarches en même temps. Mais ma motivation est plus que jamais au beau fixe, et je cherchais justement un peu d’action ces derniers temps. Pour preuve le week end dernier j’ai participé aux startups weekend Lyon, où j’ai rejoins l’équipe du laboratoire des toqués, un espace de coworking pour entrepreneurs en restauration.

Jeudi, j’ai également participé à une réunion d’information préalable à la demande de prêt d’honneur du dispositif NACRE auprès de la RDI. J’ai eu l’extreme surprise d’y rencontrer Connie et Laurent, tous les 2 entrepreneurs en restauration, merci à @camdess pour la mise en relation. Autour d’un café nous avons pû échanger nos parcours du combattant respectifs et ça m’a bien soulagé et destressé de pouvoir parler à des gens rencontrants la même muraille de paperasse que moi.

Rendez vous fixés avec 2 banques mercredi prochain, suit up !

 

emploi entrepreneur marketing

Mad men

Récemment @AnneLaure2B et @Stun_ m’ont parlé de la série américaine Mad Men de AMC que je ne connaissais pas. Elle retrace les aventures d’un groupe de publicitaires dans le cadre historique fidèlement reconstitué des Etats Unis pendant les années 60. Par exemple le dernier détail qui m’a tué et m’a fait farfouiller Wikipedia c’est le système d’ouverture des canettes aluminium qui a évolué pendant cette décennie.

Autre point important pour moi, c’est qu’ils passent leur temps à boire des cocktails. Martini, Gibson, Old fashioned, Grasshopper, Mint Julep, Gimlet autant de références qui ancrent définitivement la série dans une ambiance retro des plus délicieuse. Je vais ouvertement m’en inspirer pour construire ma carte de cocktails. Je n’ai pas la prétention d’être un barman expérimenté comme ceux de l’Antiquaire, mais l’ajout de cocktails est définitivement la touche qu’il me faut pour moi aussi vous transporter dans les années 60.

La galerie de personnage est également surprenante et me parle particulièrement, tant chacun à un rôle spécifique au sein de l’agence. Je me retrouve un peu dans chacun d’eux, tant la diversité des activités que j’exerce actuellement est large. Et c’est vraiment pour celà que j’ai fait le choix il y a 3 mois de changer de profession.

Don Draper, le créatif.
Elaborer un concept percutant demande beaucoup d’empathie et de sensibilité. J’ai eu ma première réunion de travail avec mon graphiste en charge de l’identité visuelle et l’architecte d’intérieur vendredi dernier au Gonzo. Le Hong Kong des années 60, c’est tellement peu connu et spécifique que cette réunion de debrousaillage était nécessaire. J’ai décidé de faire appel à des professionnels malgré un budget serré car je ne peux faire d’erreurs qui me couteraient encore plus cher, notamment lors de la maîtrise d’ouvrage.

Ce sont ces créatifs  que j’ai sélectionné qui vont réellement apporter le détail qui tue et je leur fait dorénavant entièrement confiance.

Pete Campbell, l’account manager.
C’est la personne en charge du rapport à la clientèle. Celui qui décroche de nouveaux contrats et entretien une relation proche et à l’écoute des moindres désirs des comptes de son portefeuille.

En tant qu’ancien développeur informatique, geek à tendance nerd, les échanges sociaux n’étaient pas vraiment mon fort. Maintenant j’apprend à expliquer, convaincre et séduire auprès de mes investisseurs et prochainement aux banquiers. Pitcher mon projet, recevoir des retours et échanger de façon plus globale sur les attentes des clients. J’aime particulièrement cette partie du travail. Quand vous passerez prendre un verre au Yumcha, n’hésitez pas à me faire vos propres retours, je serais toujours à l’écoute.

Lane Pryce, le financier.
La personne qui compte chaque centime dépensé. Loin de la fantaisie créative et du social de l’account management, le coté financier est vraiment la partie submergé de l’iceberg. Ce qui fait vraiment tourner la boite, loin des feux des projecteurs. C’est en ayant une gestion anticipative et saine, que j’arriverais à mes objectifs. Je suis pour l’instant rassuré sur les premiers chiffres que j’avaient imaginé il y a 3 mois. Les sommes de financement initiales sont respectées et chaque professionnel contacté me valide la faisabilité. Une fois bouclé, je ne vois aucune objection à publier ici même mes plans de financement et prévisionnels pour vous donner un aperçu de ce que ça coute de monter un restaurant à thème en 2012 à Lyon.

Au fait j’ai enfin fini les négociations pour un local. Je vous en dirais plus une fois le compromis signé. Là, je me met en chasse d’un notaire qui ne demandera pas de commission exorbitante. Faut vraiment être un Mad Men pour se lancer dans une tel aventure, mais qu’est ce que c’est passionnant !